{"id":381,"date":"2012-02-01T16:00:03","date_gmt":"2012-02-01T15:00:03","guid":{"rendered":"http:\/\/apologetique.plateformescientifique.fr\/?p=381"},"modified":"2012-02-01T16:00:03","modified_gmt":"2012-02-01T15:00:03","slug":"levolution-une-theorie-invalidee-par-les-faits","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bibleetsciencediffusion.org\/index.php\/2012\/02\/01\/levolution-une-theorie-invalidee-par-les-faits\/","title":{"rendered":"L&#039;\u00e9volution : une th\u00e9orie invalid\u00e9e par les faits"},"content":{"rendered":"<p><i>Par G\u00e9rald Pech, Louis Bon\u00e9, Marc Polo et Philippe David<\/i><br \/>\n<b>1. Introduction<\/b><br \/>\nDans le livre <i>De la Gen\u00e8se au g\u00e9nome<\/i> \u00e9dit\u00e9 sous la direction de Lydia Jaeger et paru r\u00e9cemment (f\u00e9vrier 2011) aux Editions de l\u2019Institut Biblique, Excelsis et GBU, deux chapitres ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9s aux preuves scientifiques en faveur de la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution. Ces chapitres sont : \u00ab Les preuves et les questions ouvertes de la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution \u00bb (pages 55 \u00e0 67) du g\u00e9n\u00e9ticien \u00e9vang\u00e9lique Pascal Touzet, et \u00ab Les fossiles et l\u2019\u00e9volution \u00bb du pal\u00e9ontologue Marc Godinot, directeur d\u2019\u00e9tudes \u00e0 l\u2019\u00c9cole pratique des hautes \u00e9tudes, catholique (pages 69 \u00e0 83). Par cet ouvrage collectif, les auteurs ont clairement exprim\u00e9 leur adh\u00e9sion sans faille \u00e0 la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution, \u00e0 sa logique darwinienne, s\u2019alignant de fait sur l\u2019appr\u00e9ciation de Richard B. Goldschmidt qui avait d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab l\u2019\u00e9volution du monde animal et v\u00e9g\u00e9tal est consid\u00e9r\u00e9e par tous ceux qui sont capables de jugement comme un fait qui n\u2019a besoin d\u2019aucune preuve suppl\u00e9mentaire. \u00bb (<i>American Scientist<\/i> 1952, 40:84).<br \/>\nCe pr\u00e9sent article a pour objet l\u2019examen de la validit\u00e9 de ce qui a \u00e9t\u00e9 avanc\u00e9 par deux scientifiques chr\u00e9tiens comme \u00e9tant des preuves, accept\u00e9es de fa\u00e7on consensuelle par la communaut\u00e9 scientifique internationale, de la th\u00e9orie synth\u00e9tique moderne de l&rsquo;\u00e9volution, encore appel\u00e9e le n\u00e9odarwinisme. Il ne pr\u00e9tend aucunement fournir une r\u00e9futation exhaustive et syst\u00e9matique de l\u2019\u00e9volution, mais se contente de s\u2019arr\u00eater sur les arguments mentionn\u00e9s dans <i>De la gen\u00e8se au g\u00e9nome<\/i>.<br \/>\nAvant d\u2019entrer dans le vif du sujet, il est n\u00e9cessaire de bien d\u00e9finir les termes utilis\u00e9s afin d\u2019\u00e9viter toute ambigu\u00eft\u00e9. Comme Henri Blocher, nous n\u2019entendons pas ici traiter la question de l\u2019origine de la vie, ou encore d\u2019abiogen\u00e8se. Le terme d\u2019\u00e9volution sera utilis\u00e9 tout au long de cet article dans le sens de transformisme intersp\u00e9cifique \u00e0 travers la descendance d\u2019un anc\u00eatre commun par modifications des esp\u00e8ces, ph\u00e9nom\u00e8ne appel\u00e9 dans la litt\u00e9rature \u00ab macro-\u00e9volution \u00bb. Les variabilit\u00e9s intrasp\u00e9cifiques, souvent appel\u00e9es, mais \u00e0 tort, \u00ab micro-\u00e9volution \u00bb, ne rentreront donc pas dans le cadre de la d\u00e9finition. Il convient, \u00e0 ce stade, de remarquer que Touzet ne prend m\u00eame pas la peine de faire cette distinction et confond donc les deux processus d\u00e8s le d\u00e9part, comme si une preuve de l\u2019\u00e9volution \u00e0 petite \u00e9chelle \u00e9tablissait la preuve de l\u2019\u00e9volution g\u00e9n\u00e9rale, comme si les deux processus \u00e9taient interchangeables.<\/p>\n<div class=\"clearer\"><\/div>\n<h2><a name=\"044f29a110119210e\"><\/a>2. Le t\u00e9moignage du registre fossile<\/h2>\n<h2><a name=\"044f29a1101195410\"><\/a>2.1. Les fossiles<\/h2>\n<p>Comme Darwin l\u2019avait reconnu en son temps, la doctrine de l\u2019\u00e9volution tient ou tombe avec les fossiles. Selon cette th\u00e9orie, si elle est vraie, une quantit\u00e9 colossale de fossiles de cr\u00e9atures interm\u00e9diaires doit \u00eatre enferm\u00e9e dans les strates g\u00e9ologiques. Ils sont l\u2019unique <i>preuve<\/i> possible de l\u2019existence, \u00e0 un moment donn\u00e9 du pass\u00e9, du passage entre esp\u00e8ces diff\u00e9rentes. Or cette preuve unique \u00e9tait absente \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Darwin. Darwin reconnaissait cette absence de formes interm\u00e9diaires, mais il l\u2019attribuait au faible nombre de fossiles d\u00e9couverts et \u00e0 l\u2019extr\u00eame raret\u00e9 de leur formation.<br \/>\n\u00ab\u00a0La g\u00e9ologie ne r\u00e9v\u00e8le assur\u00e9ment pas une s\u00e9rie organique bien gradu\u00e9e, et c\u2019est en cela, peut-\u00eatre, que consiste l\u2019objection la plus s\u00e9rieuse qu\u2019on puisse faire \u00e0 la th\u00e9orie. Je crois que l\u2019explication se trouve dans l\u2019extr\u00eame insuffisance des documents g\u00e9ologiques. \u00bb (<i>L\u2019origine des esp\u00e8ces<\/i>, p. 344).<br \/>\nDarwin pensait, esp\u00e9rait que les recherches pal\u00e9ontologiques confirmeraient sa th\u00e9orie, mais de son vivant, il se cramponnait \u00e0 cette hypoth\u00e8se devenue sa vision du monde. Mais aujourd\u2019hui les mus\u00e9ums du monde entier contiennent plus de deux cents millions de fossiles de sorte qu\u2019il est impossible d\u2019avancer que le registre fossile est incomplet. Comme Carl Werner l\u2019\u00e9crit en citant de nombreux pal\u00e9ontologues r\u00e9put\u00e9s, \u00ab les archives fossiles sont compl\u00e8tes, \u00e9quilibr\u00e9es, pr\u00e9cises et impressionnantes. \u00bb Que nous enseignent donc aujourd\u2019hui les fossiles apr\u00e8s 150 de recherches et de fouilles intenses\u00a0? Il est possible d\u2019affirmer que les fossiles t\u00e9moignent d\u2019une histoire de la Terre marqu\u00e9e par des <i>catastrophes de grande ampleur<\/i>, la <i>discontinuit\u00e9<\/i>, la <i>complexit\u00e9<\/i> et la <i>stabilit\u00e9<\/i> des esp\u00e8ces.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a1101196511\"><\/a>2.2. La discontinuit\u00e9 du registre fossile<\/h2>\n<p>Pratiquement toutes les nouvelles esp\u00e8ces fossiles d\u00e9couvertes depuis les ann\u00e9es 1860 repr\u00e9sentant des milliers d\u2019esp\u00e8ces diff\u00e9rentes montrent soit des formes voisines ou identiques aux esp\u00e8ces connues, soit des types, des groupes uniques de parent\u00e9 inconnue. L\u2019absence de nombreuses formes interm\u00e9diaires exig\u00e9es par la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution est remarquable. D\u00e8s le d\u00e9but de leur apparition dans les archives fossiles, les onze grands types d\u2019invert\u00e9br\u00e9s sont compl\u00e8tement distincts les uns des autres. Ces groupes fondamentaux sont donc apparus sans histoire \u00e9volutive. Les fossiles d\u00e9montrent les foss\u00e9s \u00e9normes qui existent entre toutes les esp\u00e8ces, pass\u00e9es et pr\u00e9sentes. Ces faits bruts justifient un verdict sans appel de la part des scientifiques \u00e9volutionnistes les plus renomm\u00e9s\u00a0:<br \/>\n&#8211; George Neville\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026 le registre fossile continue toujours d\u2019\u00eatre compos\u00e9 principalement par des foss\u00e9s.\u00a0\u00bb<br \/>\n&#8211; Stephen Jay Gould\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026 L\u2019archive fossile avec ses transitions abruptes ne soutient en rien un changement graduel\u2026 Tous les pal\u00e9ontologistes savent que l\u2019archive fossile contient pr\u00e9cis\u00e9ment peu de formes transitoires\u00a0; les transitions entre les groupes majeurs sont caract\u00e9ristiquement abruptes.\u00a0\u00bb<br \/>\n&#8211; Steven M. Stanley\u00a0: \u00ab\u00a0\u2026 le registre fossile connu ne documente pas un seul exemple d\u2019\u00e9volution phylog\u00e9nique accomplissant une transition morphologique majeure et donc n\u2019offre aucune preuve que le mod\u00e8le gradualiste puisse \u00eatre valable.\u00a0\u00bb<br \/>\nAutrement dit, les fossiles ne t\u00e9moignent en rien d\u2019une histoire transformiste graduelle mais bien plut\u00f4t d\u2019apparitions soudaines de cr\u00e9atures enti\u00e8rement form\u00e9es et fonctionnelles, soit de cr\u00e9ations sp\u00e9ciales.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a1101199712\"><\/a>2.3. La complexit\u00e9<\/h2>\n<p>Aujourd\u2019hui, les organismes sont rang\u00e9s dans des s\u00e9quences allant du plus \u00ab\u00a0simple\u00a0\u00bb au plus \u00ab\u00a0complexe\u00a0\u00bb, mais si nous regardons \u00e0 chaque plan de base s\u00e9par\u00e9ment nous nous apercevons que les types \u00ab\u00a0primaires\u00a0\u00bb ne sont pas simples. Ils sont au contraire extr\u00eamement complexes. D\u00e8s la base de la colonne g\u00e9ologique, se trouvent beaucoup d\u2019exemples d\u2019organismes complexes d\u00e9fiant toute imagination : par exemple, l\u2019\u0153il incroyablement complexe des trilobites qui font partie pourtant des animaux les plus anciens.<br \/>\nL&rsquo;apparition quasi-simultan\u00e9e des grands groupes d&rsquo;invert\u00e9br\u00e9s d\u00e8s le d\u00e9but de la vie montre la pr\u00e9sence d&rsquo;organes complexes : yeux compos\u00e9s, appareils digestifs, appareils locomoteurs, syst\u00e8me nerveux, organes des sens (fossiles du gisement d&rsquo;Ediacara, etc.).<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a110119af13\"><\/a>2.4. La stabilit\u00e9 ou invariance des esp\u00e8ces<\/h2>\n<p>Un \u00ab\u00a0fossile vivant\u00a0\u00bb est un animal ou une plante vivant aujourd\u2019hui, mais en m\u00eame temps pr\u00e9sent dans le registre fossile. Ce sont des organismes que les scientifiques croyaient \u00e9teints et que l\u2019on a retrouv\u00e9 vivants. Il existe des centaines de fossiles vivants. Les plus connus\u00a0sont le <i>C\u0153lacanthe<\/i> (qui \u00e9tait cens\u00e9 \u00eatre un fossile caract\u00e9ristique d\u2019une \u00e9poque, ainsi qu\u2019une forme transitoire), le <i>Dipneuste<\/i>, le <i>Trilobite<\/i><b><i>, <\/i><\/b>le <i>Limule<\/i>, l\u2019<i>Hu\u00eetre<\/i>, le <i>Nautile<\/i>, le <i>P\u00e9ripate<\/i>, la <i>Myxine<\/i>, la <i>Lamproie<\/i>, le <i>Grand Requin Blanc<\/i>, l\u2019<i>Esturgeon<\/i>, les <i>Mille<\/i>&#8211;<i>pattes<\/i>, le<b><i> <\/i><\/b><i>Poisson d\u2019argent<\/i>, le <i>Cafard<\/i>, la <i>Libellule<\/i>, l\u2019<i>Hatt\u00e9ria<\/i>, la <i>Salamandre<\/i> et presque tous les autres reptiles. Parmi les oiseaux, on peut citer le <i>Huard<\/i> (plongeon arctique) et le <i>Gr\u00e8be<\/i>, le <i>Rouge<\/i>&#8211;<i>Bec tropical<\/i> et la <i>Fr\u00e9gate<\/i>, le <i>Coucou<\/i> et la <i>Mouette. <\/i>Viennent ensuite l\u2019<i>Opossum<\/i> et le <i>Tatou \u00e0 neuf bandes<\/i>, le <i>Castor<\/i>, la <i>Chauve-souris Frugivore<\/i>, le <i>Lamantin.<\/i> Les plantes sont aussi souvent pr\u00e9serv\u00e9es en \u00e9tat fossile\u00a0: les <i>Lycopodes<\/i>, la <i>Pr\u00eale<\/i>, la <i>Foug\u00e8re<\/i>, le <i>Ginkgo<\/i>, les <i>Araucarias<\/i>, le <i>S\u00e9quoia<\/i>&#8230; Sans parler aussi des nombreux insectes trouv\u00e9s inchang\u00e9s dans l&rsquo;ambre : blattes, moustiques&#8230;<br \/>\nLes \u00ab\u00a0fossiles vivants\u00a0\u00bb sont un t\u00e9moin fid\u00e8le de la <i>stabilit\u00e9 <\/i>des esp\u00e8ces dans le temps puisque les organismes sont rest\u00e9s identiques \u00e0 eux-m\u00eames, ce qui contredit l\u2019histoire \u00e9volutive suppos\u00e9e remplie de stades temporaires et interm\u00e9diaires reliant l\u2019amibe \u00e0 l\u2019homme.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a110119c714\"><\/a>2.5. Examen des pr\u00e9tendues s\u00e9ries \u00e9volutives<\/h2>\n<p>Face \u00e0 ces faits v\u00e9rifiables et v\u00e9rifi\u00e9s qui rendent un t\u00e9moignage \u00e9loquent \u00e0 la stabilit\u00e9 et \u00e0 la discontinuit\u00e9 des esp\u00e8ces, comment expliquer les affirmations enthousiastes formul\u00e9es encore en 2011 selon lesquelles les fossiles prouvent l\u2019\u00e9volution\u00a0? Voici ce qu\u2019affirme Touzet\u00a0:<br \/>\n<i> \u00ab\u00a0<\/i>On retrouve aussi des formes interm\u00e9diaires ou transitoires qui t\u00e9moignent de l&rsquo;\u00e9volution des mammif\u00e8res, du passage d&rsquo;une lign\u00e9e de dinosaures vers celle des oiseaux, ou encore du retour \u00e0 la vie aquatique des mammif\u00e8res marins comme la baleine. Enfin, la collection des fossiles de la lign\u00e9e des hominid\u00e9s (qui conduit \u00e0 l&rsquo;homme moderne) t\u00e9moigne d&rsquo;une \u00e9volution vers la bip\u00e9die, et d&rsquo;une \u00e9volution de la forme du cr\u00e2ne, de la m\u00e2choire, de la taille du cerveau depuis l&rsquo;anc\u00eatre commun des diff\u00e9rents primates actuels, dont le chimpanz\u00e9, notre plus proche cousin.\u00a0\u00bb<br \/>\nCes exemples de lign\u00e9es \u00e9volutives sont repris et d\u00e9velopp\u00e9s par Godinot. Il existe, bien s\u00fbr, beaucoup de candidats aux \u00ab\u00a0cha\u00eenons manquants\u00a0\u00bb, mais examinons seulement quelques-uns des exemples donn\u00e9s par Touzet et Godinot.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a110119df15\"><\/a>2.5.1. La s\u00e9rie \u00e9volutive du cheval<\/h2>\n<p>Godinot commence par la s\u00e9rie \u00e9volutive du cheval,\u00a0exemple le plus frappant et le plus embl\u00e9matique. O. C. Marsh trouva, pendant les ann\u00e9es 1870, des os et des dents dans le Wyoming et le Nebraska qu\u2019il rassembla en trente s\u00e9ries diff\u00e9rentes de chevaux fossilis\u00e9s. Il clamait que ces s\u00e9ries repr\u00e9sentaient \u00ab l\u2019\u00e9volution \u00bb du cheval. Il exposa ces s\u00e9ries \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Yale, s\u00e9ries qui furent plus tard copi\u00e9es par une multitude de mus\u00e9es. Marsh publia alors dans l\u2019<i>American Journal of Science <\/i>en 1879 un sch\u00e9ma dans lequel il tentait de d\u00e9montrer le pr\u00e9tendu d\u00e9veloppement des membres et des dents au cours des diff\u00e9rentes \u00e9tapes de \u00ab l\u2019\u00e9volution \u00bb du cheval. Ce sch\u00e9ma fut alors largement repris par d\u2019autres publications et manuels. Le sch\u00e9ma est rest\u00e9 le m\u00eame aujourd\u2019hui.<br \/>\nUne analyse minutieuse de ce sch\u00e9ma \u00e9volutif r\u00e9v\u00e8le les difficult\u00e9s suivantes\u00a0pour l\u2019\u00e9volution du cheval :Il existe une vingtaine de s\u00e9ries fossiles diff\u00e9rentes d\u2019un mus\u00e9e \u00e0 l\u2019autre.Le nombre de c\u00f4tes chez les diff\u00e9rentes formes interm\u00e9diaires ne concorde pas avec la s\u00e9quence. <i>Hyracotherium <\/i>(ou encore <i>Eohippus<\/i>), le premier repr\u00e9sentant suppos\u00e9 de la lign\u00e9e, poss\u00e8de 18 paires de c\u00f4tes\u00a0; le suivant, <i>Orohippus<\/i>, en a 15, et ensuite <i>Pliohippus<\/i> en a 19, et le cheval moderne <i>Equus Scotti<\/i> poss\u00e8de 18 paires. La m\u00eame chose est vraie pour les vert\u00e8bres lombaires. Leur nombre varie de 6 \u00e0 8 pour retourner \u00e0 la fin \u00e0 6.<i>3. Eohippus<\/i> (le cheval du matin, de l\u2019aurore) est appel\u00e9 <i>Hyracotherium<\/i> par les experts du fait de sa ressemblance avec l\u2019hyraco\u00efde ou hyracien moderne. Certains mus\u00e9es rejettent <i>Eohippus<\/i> parce qu\u2019il est identique au daman qui vit aujourd\u2019hui en Afrique. Un autre cousin vivant qui se trouve en Am\u00e9rique du Sud est le blaireau. En d\u2019autres termes, le premier \u00abcheval \u00bb n\u2019est pas du tout un cheval.<br \/>\n4. Les s\u00e9ries du cheval n\u2019existent que dans les mus\u00e9es. Jamais aucune s\u00e9rie compl\u00e8te de fossiles dans l\u2019ordre \u00e9volutif correct n\u2019a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9e nulle part dans le monde. Quand les \u00ab formes \u00bb sont trouv\u00e9es sur un m\u00eame continent, la forme \u00e0 trois doigts et celle \u00e0 un doigt sont trouv\u00e9es dans les m\u00eames strates g\u00e9ologiques, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles sont contemporaines.<br \/>\n5. Il n\u2019y a aucune forme transitoire s\u00e9parant ces cr\u00e9atures. Comme avec tous les autres fossiles, chacune d\u2019elles appara\u00eet soudainement dans le gisement fossile et reste inchang\u00e9e.<br \/>\n6. Les fossiles qui, selon l\u2019hypoth\u00e8se \u00e9volutionniste, devraient se trouver dans les strates les plus basses (les plus anciennes), sont trouv\u00e9s couramment dans les strates les plus r\u00e9centes et m\u00eame en surface. Ainsi, les fossiles d\u2019<i>Eohippus<\/i> sont trouv\u00e9s dans les strates situ\u00e9es le plus pr\u00e8s de la surface, en m\u00eame temps que les fossiles de chevaux modernes.<br \/>\n7. En Am\u00e9rique Latine, le cheval \u00e0 un doigt (le plus r\u00e9cent, le moderne) est trouv\u00e9 sous le cheval \u00e0 trois doigts (plus \u00e2g\u00e9), ce qui veut dire que le petit-fils est plus \u00e2g\u00e9 que le grand-p\u00e8re.<br \/>\n8. On trouve les \u00ab chevaux \u00bb fossilis\u00e9s en peu partout dans le monde : en Europe, en Am\u00e9rique du Sud et du Nord, aux Indes&#8230; A certains endroits, tous les \u00ab chevaux \u00bb sont trouv\u00e9s fossilis\u00e9s ensemble.<br \/>\n9. On trouve aussi des chevaux \u00e0 trois doigts encore aujourd\u2019hui.<br \/>\n10. Les s\u00e9ries expos\u00e9es dans les mus\u00e9es sont bas\u00e9es g\u00e9n\u00e9ralement sur la taille des animaux, le d\u00e9veloppement \u00e9tant suppos\u00e9 se faire du plus petit au plus grand. Mais c\u2019est oublier que la taille des chevaux modernes est caract\u00e9ris\u00e9e par de forts \u00e9carts. Le plus grand cheval actuel est le <i>Clydesdale<\/i> et le plus petit est le <i>Fallabella<\/i> de 43 cm de hauteur. Les deux font partie de la m\u00eame esp\u00e8ce et aucun des deux n\u2019a \u00e9volu\u00e9 \u00e0 partir de l\u2019autre.<br \/>\n11. L&rsquo;augmentation de taille d\u2019<i>Eohippus <\/i>\u00e0 <i>Equus<\/i> n&rsquo;a aucun sens selon l&rsquo;\u00e9volution car on passe d&rsquo;un animal mangeur de feuilles \u00e0 un animal herbivore. Il aurait donc \u00e9t\u00e9 plus logique d&rsquo;avoir une \u00e9volution dans l&rsquo;autre sens. Il en est de m\u00eame pour l&rsquo;augmentation de la vitesse de course. Il s&rsquo;av\u00e8re qu&rsquo;<i>Eohippus<\/i> courait aussi vite qu&rsquo;<i>Equus<\/i> : il n&rsquo;existe donc aucune raison pour que la s\u00e9lection naturelle fasse \u00e9voluer ces animaux de trois doigts \u00e0 un doigt.<br \/>\nCes faits ont forc\u00e9 les experts les plus honn\u00eates \u00e0 faire des d\u00e9clarations iconoclastes. Voici ce qu\u2019en dit G. G. Simpson: \u00ab\u00a0<i>La transformation continuelle et uniforme de Hyracotherium en Equus, si ch\u00e8re au c\u0153ur des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9crivains de manuels scolaires, ne s\u2019est jamais produite dans la nature.\u00a0<\/i>\u00bb La v\u00e9rit\u00e9 ne saurait \u00eatre dite de fa\u00e7on plus claire et plus formelle. Et le biologiste Heribert-Nilsson d\u2019affirmer\u00a0: \u00ab\u00a0<i>L\u2019arbre g\u00e9n\u00e9alogique du cheval est merveilleux et parfait uniquement dans les manuels scolaires<\/i>\u00a0\u00bb. L\u2019\u00a0\u00ab\u00a0\u00e9volution\u00a0\u00bb du cheval n\u2019est que le r\u00e9sultat d\u2019interpr\u00e9tations malencontreuses des faits et rien d\u2019autre. Walter Barnhart d\u00e9montre dans sa th\u00e8se scientifique que les diff\u00e9rents dessins de \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9volution\u00a0\u00bb du cheval ont \u00e9t\u00e9 tir\u00e9s des m\u00eames donn\u00e9es par diff\u00e9rents \u00e9volutionnistes.<br \/>\nFace \u00e0 ces jugements avis\u00e9s, l\u2019assertion de Godinot\u00a0fait sourire : \u00ab\u00a0Les formes ancestrales de ces groupes sont tr\u00e8s proches les unes des autres, et <b>il faut \u00eatre sp\u00e9cialiste averti pour savoir les placer au bon endroit<\/b>.\u00bb \u00ab\u00a0\u00catre sp\u00e9cialiste averti\u00a0\u00bb serait-il un bel euph\u00e9misme pour parler d\u2019un subjectivisme n\u00e9cessaire pour forcer les faits dans le sens de l\u2019imagination\u00a0?<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011a4716\"><\/a>2.5.2. Evolution des baleines<\/h2>\n<p>Les baleines sont des mammif\u00e8res aquatiques de l\u2019ordre des C\u00e9tac\u00e9s. La th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution maintient que les mammif\u00e8res terrestres ont \u00e9volu\u00e9 \u00e0 partir des reptiles il y a environ 220 millions d\u2019ann\u00e9es, et qu\u2019une esp\u00e8ce de mammif\u00e8res, il y a environ 50 millions d\u2019ann\u00e9es, est retourn\u00e9e dans l\u2019eau et a \u00e9volu\u00e9 en baleine. Cette \u00e9volution serait bien prouv\u00e9e, nous dit-on.<br \/>\nMais est-ce vraiment le cas ? Tout d\u2019abord, quel est le mammif\u00e8re terrestre qui a \u00e9volu\u00e9 en baleine ? Il n\u2019y a pas d\u2019accord entre les \u00e9volutionnistes. Un animal de la famille des hy\u00e8nes (Mus\u00e9um d\u2019Histoire Naturelle de l\u2019Acad\u00e9mie des Sciences de Californie) ? Un animal de la famille des chats (exposition du Mus\u00e9um d\u2019Histoire naturelle de l\u2019Universit\u00e9 du Michigan) ? Un hippopotame (des biologistes japonais) ? Ces diff\u00e9rents animaux partagent certaines caract\u00e9ristiques avec les baleines (des dents, de l\u2019ADN&#8230;). Phil Gingerich, professeur de g\u00e9ologie et directeur du Mus\u00e9um de Pal\u00e9ontologie de l\u2019Universit\u00e9 du Michigan a d\u00e9clar\u00e9 que \u00ab le trait principal qui est similaire entre les hy\u00e8nes \u00e0 sabots et les baleines archa\u00efques, ce sont les dents. \u00bb Mais les scientifiques de l\u2019Institut de Technologie de Tokyo ont d\u00e9couvert que l\u2019ADN de l\u2019hippopotame est le plus proche de celui des baleines compar\u00e9 \u00e0 tous les autres groupes de mammif\u00e8res. N\u00e9anmoins, contrairement aux baleines qui sont toutes carnivores (m\u00eame les baleines \u00e0 fanons), les hippopotames sont herbivores. De plus, \u00ab les hippopotames arrivent tr\u00e8s tard sur la sc\u00e8ne, quand les baleines y \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 depuis des dizaines de millions d\u2019ann\u00e9es. (&#8230;) Les associer est r\u00e9ellement une absurdit\u00e9 pour quiconque prend au s\u00e9rieux le registre fossile \u00bb, affirme Daryl Domning, pal\u00e9ontologue et professeur d\u2019anatomie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 d\u2019Howard.<br \/>\nLe deuxi\u00e8me interm\u00e9diaire, <i>Ambulocetus natans<\/i>, ne ressemble en rien \u00e0 une baleine, au point qu\u2019Annalisa Berta peut dire que \u00ab c\u2019est une baleine en vertu de son inclusion dans cette lign\u00e9e \u00bb ! Phil Gingerich exprime le m\u00eame doute : \u00ab [<i>Ambulocetus<\/i>] n\u2019est peut-\u00eatre pas dans la lign\u00e9e principale [de l\u2019\u00e9volution des baleines]. \u00bb<br \/>\nLe troisi\u00e8me interm\u00e9diaire, <i>Rodhocetus kasrani<\/i>, dont Annalisa Berta dit qu\u2019il utilisait sa nageoire caudale et non pas ses pattes arri\u00e8re pour se propulser dans l\u2019eau, a son squelette expos\u00e9 au Mus\u00e9um d\u2019Ann Arbor. On a demand\u00e9 \u00e0 Phil Gingerich comment il savait que <i>Rodhocetus<\/i> avait une queue de baleine, puisque cette extr\u00e9mit\u00e9 manque dans le fossile expos\u00e9. Avec quelque h\u00e9sitation, il a r\u00e9pondu : \u00ab J\u2019ai sp\u00e9cul\u00e9 qu\u2019il pouvait avoir une nageoire caudale &#8230; Maintenant je doute que <i>Rodhocetus<\/i> ait eu une nageoire caudale&#8230; <i>Rodhocetus<\/i> ne poss\u00e8de pas le genre de pattes ant\u00e9rieures qui peuvent \u00eatre d\u00e9ploy\u00e9es comme des nageoires. \u00bb En r\u00e9alit\u00e9, le sch\u00e9ma a \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9 &#8230; \u00e0 la main !<br \/>\nQuant au cinqui\u00e8me interm\u00e9diaire, <i>Basilosaurus isis<\/i>, Lawrence Barnes, expert dans l\u2019\u00e9volution des baleines au Mus\u00e9um d\u2019Histoire naturelle de Los Angeles, sugg\u00e8re qu\u2019il ne figure pas dans la lign\u00e9e des baleines modernes. Il croit qu\u2019il vivait en m\u00eame temps que les formes plus modernes.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011a7117\"><\/a>2.5.3. Evolution des dinosaures en oiseaux<\/h2>\n<p>D\u2019apr\u00e8s Godinot, \u00ab\u00a0parmi les grandes transitions, on peut citer (\u2026) les petits dinosaures \u00e0 plumes du Cr\u00e9tac\u00e9 inf\u00e9rieur de Chine, qui, ajout\u00e9s \u00e0 des oiseaux aussi ou plus primitifs que <i>l&rsquo;Archaeopteryx, <\/i>viennent de compl\u00e9ter d&rsquo;une fa\u00e7on remarquable la transition entre dinosaures et oiseaux.\u00a0\u00bb Il semble simplement invraisemblable et ahurissant que l\u2019exemple de <i>l&rsquo;Archaeopteryx,<\/i> \u00ab\u00a0le cha\u00eenon manquant par excellence\u00a0\u00bb dans l\u2019\u00e9volution suppos\u00e9e des dinosaures en oiseaux ait \u00e9t\u00e9 repris par Godinot alors qu\u2019il a perdu son statut de cha\u00eenon manquant et que son histoire est si intimement li\u00e9e \u00e0 des fraudes notoires.<br \/>\nD\u00e9taillons les principaux arguments scientifiques, \u00e9tay\u00e9s par les d\u00e9couvertes les plus r\u00e9centes, qu\u2019invoquent un nombre croissant de scientifiques pour affirmer que l\u2019Archaeopt\u00e9ryx n\u2019\u00e9tait qu\u2019un oiseau, et non une forme interm\u00e9diaire.En premier lieu, l&rsquo;<i>Archaeopteryx<\/i> appara\u00eet soudainement dans le registre fossile, enti\u00e8rement form\u00e9 (tout comme le reste des invert\u00e9br\u00e9s et les vert\u00e9br\u00e9s), sans aucune trace d\u2019un quelconque anc\u00eatre pr\u00e9sum\u00e9.<i>2. Les os de l\u2019Archaeopt\u00e9ryx <\/i>: l\u2019<i>Archaeopt\u00e9ryx<\/i> a des os creux comme tous les oiseaux, ce qui lui donne stabilit\u00e9 et l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 pour le vol, tandis que les dinosaures ont des os \u00e9pais et solides. Il est donc impossible que les dinosaures aient \u00e9volu\u00e9 en oiseau.<br \/>\n<i>3. Les ailes \u00e9taient bien d\u00e9velopp\u00e9es et pr\u00e9vues pour le vol. <\/i>Les plumes d\u2019Archaeopt\u00e9ryx \u00e9taient asym\u00e9triques, d\u00e9coupage typique des plumes chez les oiseaux volants, qui d\u00e9montre la sp\u00e9cialisation et l\u2019aptitude d\u2019<i>Archaeopt\u00e9ryx<\/i> au vol. Le sp\u00e9cialiste mondialement renomm\u00e9 Alan Feduccia a \u00e9crit : \u00ab Les plumes sont une adaptation presque parfaite pour le vol \u00bb, parce qu\u2019elles sont l\u00e9g\u00e8res, fortes, d\u2019une forme a\u00e9rodynamique et poss\u00e8dent une structure complexe de r\u00e9miges et plumules.<br \/>\n<i>4.L\u2019Archaeopt\u00e9ryx avait les plumes d\u2019un oiseau moderne. <\/i>C\u2019est ce qu\u2019a<i> <\/i>montr\u00e9<i> <\/i>une \u00e9tude des plumes de l\u2019<i>Archaeopt\u00e9ryx<\/i> d\u2019Alan Feduccia parue dans <i>Science<\/i>. \u00ab Gr\u00e2ce \u00e0 ses plumes, l\u2019Arch\u00e6opt\u00e9ryx peut clairement \u00eatre class\u00e9 comme un oiseau.\u00a0\u00bb<br \/>\n<i>5. Impossibilit\u00e9 de transformation des \u00e9cailles en plumes. <\/i>La plupart des \u00e9volutionnistes croient, comme Richard Dawkins, que \u00ab les plumes sont des \u00e9cailles reptiliennes modifi\u00e9es. \u00bb Mais cette explication ne peut pas \u00eatre soutenue pour les raisons suivantes\u00a0:<br \/>\n&#8211; Les \u00e9cailles repr\u00e9sentent des plis dans la peau, des plaques corn\u00e9es, tandis que les plumes sont tr\u00e8s complexes dans leur structure, consistant en une tige centrale de laquelle partent des barbes, entre lesquelles il y a des barbules. De plus, les plumes et les \u00e9cailles proviennent de deux couches diff\u00e9rentes de la peau, et le d\u00e9veloppement de la plume est fondamentalement diff\u00e9rent de celui des \u00e9cailles. Les plumes proviennent des follicules de la peau (structure macro ou microscopique en forme de sac) tout comme les poils.<br \/>\n&#8211; Les prot\u00e9ines (F-k\u00e9ratines) des plumes sont biochimiquement diff\u00e9rentes des prot\u00e9ines de la peau et des \u00e9cailles (a-k\u00e9ratines). C\u2019est ce qu\u2019atteste A. H. Brush, professeur de physiologie et de neurobiologie \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 du Connecticut : \u00ab Au niveau morphologique, les plumes sont consid\u00e9r\u00e9es comme similaires aux \u00e9cailles reptiliennes. Pourtant, (&#8230;) la structure prot\u00e9inique des plumes est unique dans le monde des vert\u00e9br\u00e9s (&#8230;). Nous n\u2019avons pas d\u00e9tect\u00e9 chez les reptiles de tissue \u00e9pidermique qui puisse nous donner un point de d\u00e9part pour les plumes des oiseaux. \u00bb<br \/>\n&#8211; Les \u00e9cailles qui couvrent les corps des reptiles sont totalement diff\u00e9rentes des plumes aviaires. A la diff\u00e9rence des plumes, les \u00e9cailles ne p\u00e9n\u00e8trent pas la peau, mais repr\u00e9sentent seulement une couche dure \u00e0 la surface du corps. L\u2019\u00e9volutionniste Alan Feduccia est formel : \u00ab Les plumes sont une caract\u00e9ristique unique aux oiseaux. En d\u00e9pit des sp\u00e9culations sur la nature des \u00e9cailles allong\u00e9es trouv\u00e9es sur des formes comme <i>Longisquama <\/i>(&#8230;), qui sont des structures similaires aux plumes, il n\u2019y a simplement aucune preuve d\u00e9montrable que ce soit la v\u00e9rit\u00e9. \u00bb<br \/>\n&#8211; Les plumes poss\u00e8dent une organisation arborescente complexe (enchev\u00eatrement ordonn\u00e9 des divers filaments) qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec une \u00e9caille plate.<i>Impossibilit\u00e9 de l\u2019\u00e9volution du poil en plume.<\/i> Les \u00e9volutionnistes ont finalement chang\u00e9 d\u2019argument en disant que la plume ne vient pas de l\u2019\u00e9caille mais du poil. Mais d\u2019o\u00f9 provient alors le poil ? Comment une structure simple comme le poil peut-elle arriver \u00e0 donner une structure complexe comme la plume ? N\u2019oublions pas sa l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, sa forme parfaite, ses couleurs, ses diff\u00e9rentes tailles selon son r\u00f4le, sa fixation solide, son orientation parfaite et coordonn\u00e9e, etc.<i>7. Des appareils respiratoires diff\u00e9rents\u00a0: <\/i>les oiseaux poss\u00e8dent un poumon o\u00f9 l\u2019oxyg\u00e8ne s\u2019\u00e9change dans des canaux alors que pour les reptiles il s\u2019\u00e9change dans des alv\u00e9oles. Qui a trouv\u00e9\u00a0la solution pour une telle \u00e9volution\u00a0? Malheureusement ce genre de probl\u00e8me reste tr\u00e8s souvent sous silence.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011ace18\"><\/a>2.5.4. Evolution humaine<\/h2>\n<p>Quand on conna\u00eet les circonstances de la d\u00e9couverte des fossiles \u00ab pr\u00e9-humains \u00bb, on a raison de n\u2019accorder aucun cr\u00e9dit aux th\u00e8ses \u00e9labor\u00e9es sur l\u2019origine de l\u2019homme. C\u2019est ainsi qu\u2019Hesperopithecus, l\u2019homme du Nebraska, a \u00e9t\u00e9 reconstitu\u00e9 \u00e0 partir &#8230; d\u2019une dent &#8211; qui s\u2019est av\u00e9r\u00e9e plus tard \u00eatre une dent de porc ! L\u2019\u00e9minent zoologiste \u00e9volutionniste fran\u00e7ais Pierre-Paul Grass\u00e9 livre \u00e0 ce sujet une r\u00e9flexion int\u00e9ressante :<br \/>\n\u00ab Dans l\u2019histoire des Primates, il faut bien se garder de prendre pour argent comptant les reconstitutions de nos anc\u00eatres, fond\u00e9es sur de mis\u00e9rables documents (quelques dents, un fragment de m\u00e2choire, une calotte cr\u00e2nienne), que proposent, avec s\u00e9rieux, des pal\u00e9ontologistes d\u00e9bordant d\u2019imagination. Ceci explique la promptitude avec laquelle les arbres g\u00e9n\u00e9alogiques de l\u2019Homme sont dress\u00e9s, mais aussi abattus. Nous avons l\u2019impression que les travaux les plus r\u00e9cents sont m\u00e9diocres, bien qu\u2019ils portent sur des trouvailles nouvelles et int\u00e9ressantes ; leurs auteurs n\u2019ont ni le savoir, ni le bon sens qui leur permettraient de les interpr\u00e9ter correctement. \u00bb<br \/>\n\u00ab Lucy \u00bb, l&rsquo;australopith\u00e8que le plus connu d\u00e9couvert par Donald Johanson en 1974, \u00e9tait un singe, comme tous les autres, et non un hominid\u00e9. Marvin L. Lubenow le montre apr\u00e8s 25 ans d\u2019\u00e9tude des fossiles humains. En particulier son bassin \u00e9tait plus large mais ses phalanges arqu\u00e9es t\u00e9moignent bien qu\u2019il \u00e9tait arboricole<br \/>\nHomo habilis a \u00e9t\u00e9 ainsi nomm\u00e9 car il aurait fabriqu\u00e9 des outils de pierre tr\u00e8s rudimentaires. Or, on a d\u00e9couvert que les chimpanz\u00e9s actuels peuvent r\u00e9aliser eux-aussi des outils tr\u00e8s simples : des sortes de balais pour attraper les termites. Les diff\u00e9rences entre le singe et l&rsquo;homo habilis ne tiennent plus.<br \/>\nHomo erectus pose lui-aussi un s\u00e9rieux probl\u00e8me car il reste inchang\u00e9 pendant 1,7 million d&rsquo;ann\u00e9es selon les \u00e9volutionnistes. Il ne t\u00e9moigne donc pas d&rsquo;une \u00e9volution graduelle vers l&rsquo;homme.<br \/>\nL&rsquo;homme de N\u00e9andertal, qui fut longtemps consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;interm\u00e9diaire entre l&rsquo;homme et le singe, est reconnu maintenant \u00eatre un homo sapiens comme nous.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011ae219\"><\/a>3. Le t\u00e9moignage de la g\u00e9n\u00e9tique<\/h2>\n<p>Touzet. Il s\u2019agit des preuves g\u00e9n\u00e9tiques.<br \/>\nLe grand axiome de l\u2019\u00e9volution biologique darwinienne consiste en des mutations g\u00e9n\u00e9tiques qui modifient tr\u00e8s peu le g\u00e9nome en ajoutant une information utile \u00e0 l\u2019individu, suivies de s\u00e9lection qui \u00e9limine les individus moins bien adapt\u00e9s \u00e0 leur environnement et optimise un trait particulier pour r\u00e9pondre au changement de l\u2019environnement. Il transpara\u00eet clairement que Touzet et Godinot embrassent tous deux cette vision et assimilent la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution \u00e0 la seule explication n\u00e9o-darwinienne. Touzet le r\u00e9sume ainsi\u00a0: \u00ab Les deux forces ou agents de l\u2019\u00e9volution sont donc le hasard combin\u00e9 au temps\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011af71a\"><\/a>3.1. Les mutations<\/h2>\n<p>Un grand nombre de mutations sont des mutations ponctuelles correspondant \u00e0 des erreurs d&rsquo;une ou plusieurs bases de l&rsquo;ADN. Elles se produisent en permanence dans nos cellules, soit lors de la duplication de l&rsquo;ADN, soit d&rsquo;une mani\u00e8re spontan\u00e9e, soit encore par l&rsquo;action d&rsquo;agents chimiques, des ultraviolets ou de la radioactivit\u00e9. L&rsquo;enzyme qui duplique l&rsquo;ADN se corrige elle-m\u00eame en se relisant et la cellule ne poss\u00e8de pas moins de 130 enzymes qui ont un r\u00f4le de correction. Ce qui montre bien le caract\u00e8re n\u00e9faste des mutations pour la cellule. Malgr\u00e9 tout, un nombre relativement faible de mutations peut subsister, mais leurs cons\u00e9quences sont majoritairement neutres ou n\u00e9gatives. Il suffit de constater les cancers et autres maladies qu&rsquo;elles produisent. A l&rsquo;heure actuelle, on a d\u00e9nombr\u00e9 entre 6000 et 7000 maladies g\u00e9n\u00e9tiques et cinq nouvelles sont d\u00e9crites chaque semaine. Nul m\u00e9decin ne pense aux mutations comme quelque chose de positif. En laboratoire les mutations provoqu\u00e9es chez une petite mouche, la drosophile n&rsquo;ont jamais donn\u00e9 une \u00e9volution positive de l&rsquo;animal ; bien au contraire, les drosophiles sont demeur\u00e9es des drosophiles et sont devenues bien souvent handicap\u00e9es. De m\u00eame, les bact\u00e9ries, malgr\u00e9 leur grande capacit\u00e9 naturelle \u00e0 muter demeurent des bact\u00e9ries. Les mutations donc existent bel et bien, mais la plupart sont neutres ou nuisibles pour l\u2019individu, sans effet permettant une s\u00e9lection, comme l\u2019a montr\u00e9 Mooto Kimura.<br \/>\nLa question l\u00e9gitime \u00e0 se poser est alors la suivante\u00a0: les mutations sont-elles un agent d\u2019innovation ?<br \/>\nUn g\u00e8ne nouveau c&rsquo;est-\u00e0-dire mut\u00e9, aurait pour r\u00f4le de donner une nouvelle prot\u00e9ine. Or la cellule poss\u00e8de environ 10000 prot\u00e9ines diff\u00e9rentes dont la plupart sont des enzymes ayant pour r\u00f4le de permettre des r\u00e9actions chimiques sp\u00e9cifiques. Chaque enzyme a une forme extr\u00eamement pr\u00e9cise qui lui permet de s&#8217;embo\u00eeter parfaitement avec la substance sur laquelle elle agit. Certains de ses atomes se mettent en face de certains des atomes de la substance \u00e0 transformer avec une pr\u00e9cision absolument remarquable et indispensable (syst\u00e8me cl\u00e9-serrure). Une prot\u00e9ine est form\u00e9e d&rsquo;une cha\u00eene pr\u00e9sentant en moyenne 400 acides amin\u00e9s. A partir des 20 acides amin\u00e9s de base, il existe donc 20400 possibilit\u00e9s de prot\u00e9ines. A titre de comparaison, il existe seulement 1080 mol\u00e9cules dans tout l&rsquo;univers observable. La cellule devrait donc cr\u00e9er des milliards et des milliards de g\u00e8nes diff\u00e9rents pour avoir la chance de trouver la bonne prot\u00e9ine, mais elle serait morte depuis longtemps encombr\u00e9e par toutes ces prot\u00e9ines ind\u00e9sirables, sans compter qu&rsquo;elle devrait r\u00e9p\u00e9ter cet exploit pour chaque prot\u00e9ine, c\u2019est-\u00e0-dire 10000 fois ! Il est facile d&rsquo;imaginer que quelques mutations suffisent pour qu&rsquo;une prot\u00e9ine soit transform\u00e9e en une prot\u00e9ine proche (cas souvent cit\u00e9s des h\u00e9moglobines du sang, des opsines de l&rsquo;\u0153il, etc.) mais pour beaucoup de prot\u00e9ines les donn\u00e9es statistiques nous montrent l&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;une apparition par le hasard. Par exemple, consid\u00e9rons l&rsquo;\u0153il de la drosophile dont l&rsquo;\u00e9dification est command\u00e9e par 2500 g\u00e8nes soit 2500 prot\u00e9ines ! Ainsi la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution se heurte \u00e0 trois impossibilit\u00e9s :l&rsquo;apparition de la tr\u00e8s grande complexit\u00e9, vari\u00e9t\u00e9 et sp\u00e9cificit\u00e9 des prot\u00e9ines\u00a0;l&rsquo;apparition d&rsquo;un grand nombre de prot\u00e9ines dirigeant un m\u00eame organe et leur coordination\u00a0;l&rsquo;action de la s\u00e9lection naturelle qui \u00e9limine dans une population tout \u00eatre vivant poss\u00e9dant un organe inachev\u00e9 car inutile.Il est donc vain de croire que de rares mutations positives (une sur 100\u00a0000, estiment certains) peuvent suffire pour cr\u00e9er des organes nouveaux, bases de la macro-\u00e9volution.<br \/>\nDevant ces faits, pourquoi les \u00e9volutionnistes continuent-t-ils alors \u00e0 affirmer que les mutations peuvent \u00eatre positives et faire ainsi \u00e9voluer le monde vivant ? C&rsquo;est qu&rsquo;ils citent en g\u00e9n\u00e9ral quelques cas observ\u00e9s mais ne concernant que de petites variations au sein de certaines esp\u00e8ces bien particuli\u00e8res.<br \/>\nPar ailleurs, Touzet cite l\u2019exemple classique de la r\u00e9sistance des bact\u00e9ries aux antibiotiques, cas des bact\u00e9ries qui sont capables de s&rsquo;adapter \u00e0 un milieu nutritif d\u00e9favorable, comme preuve de l\u2019\u00e9volution. En fait, les bact\u00e9ries \u00e9changent facilement entre elles de l\u2019information g\u00e9n\u00e9tique. Quand des bact\u00e9ries sont soumises \u00e0 un traitement antibiotique, les mol\u00e9cules du m\u00e9dicament s&rsquo;attachent \u00e0 un site d&rsquo;ancrage d\u2019un ribosome des bact\u00e9ries et interf\u00e8rent avec la production de prot\u00e9ines. Le ribosome est alors incapable d&rsquo;assembler les bons acides amin\u00e9s et ne peut fabriquer que des prot\u00e9ines non fonctionnelles. Quelques bact\u00e9ries mut\u00e9es survivent n\u00e9anmoins \u00e0 ce traitement de choc. Ce sont celles-l\u00e0 qui se reproduisent alors et remplacent la population d\u00e9cim\u00e9e par le traitement. Les mutations r\u00e9duisent la sp\u00e9cificit\u00e9 du ribosome : le site d\u2019attachement de l\u2019antibiotique est modifi\u00e9 par la mutation, ce qui emp\u00eache l\u2019antibiotique de se fixer. Cette perte d\u2019information conduit \u00e0 une perte de sensibilit\u00e9 au m\u00e9dicament et produit la r\u00e9sistance. Cet effet se produisant dans les g\u00e8nes est h\u00e9r\u00e9ditaire et une nouvelle souche de bact\u00e9ries r\u00e9sistantes peut surgir de cette mutation. Les ribosomes modifi\u00e9s ont un fonctionnement d\u00e9grad\u00e9 et fabriquent moins vite des prot\u00e9ines. Cependant, en l&rsquo;absence d&rsquo;antibiotique, la bact\u00e9rie non r\u00e9sistante est mieux adapt\u00e9e pour la survie. La r\u00e9sistance des bact\u00e9ries aux antibiotiques se fait donc au prix d\u2019une perte de l\u2019information g\u00e9n\u00e9tique, et ne repr\u00e9sente pas une innovation.<br \/>\nUn autre m\u00e9canisme possible de la r\u00e9sistance des bact\u00e9ries consiste en une mutation g\u00e9n\u00e9tique qui cause une l\u00e9g\u00e8re d\u00e9formation d\u2019une enzyme cibl\u00e9e par l\u2019antibiotique (enzyme dans la bact\u00e9rie qui normalement d\u00e9grade l\u2019antibiotique). La nouvelle esp\u00e8ce \u00e9mergente n\u2019a aucun g\u00e8ne additionnel ni aucune fonction cellulaire nouvelle. Pire encore, elle est \u00ab handicap\u00e9e \u00bb \u00e9tant donn\u00e9 qu\u2019une de ses enzymes vitales est d\u00e9fectueuse. Mais le r\u00e9sultat est tout de m\u00eame que cette bact\u00e9rie survit et que les bact\u00e9ries non mutantes meurent. On retrouve le m\u00eame type de figure au sujet de la r\u00e9sistance du moustique aux insecticides, exemple souvent cit\u00e9.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011b241b\"><\/a>3.2. L&rsquo;ADN poubelle<\/h2>\n<p>Il est plus qu\u2019\u00e9tonnant de voir l\u2019acceptation sans discernement par Touzet de la notion d\u2019ADN poubelle (non-codant, encore appel\u00e9 \u00ab junk DNA \u00bb en anglais), au moment m\u00eame o\u00f9 ce dogme est en voie d\u2019\u00eatre abandonn\u00e9. Voici ce qu\u2019affirme Touzet\u00a0: \u00ab\u00a0Ainsi la partie codante du g\u00e9nome ne repr\u00e9sente que 1 % du g\u00e9nome, dans un oc\u00e9an d&rsquo;ADN non codant compos\u00e9 en grande partie d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments mobiles (environ 50 %), v\u00e9ritables parasites du g\u00e9nome.\u00a0\u00bb<br \/>\nOn a cru jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment que cet ADN poubelle \u00e9tait les vestiges de notre pass\u00e9 animal ! Mais on a maintenant d\u00e9couvert qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9 m\u00eame ces parties de l\u2019ADN ont leur fonction. Cet ADN non codant du g\u00e9nome humain est maintenant connu pour \u00eatre g\u00e9n\u00e9tiquement actif \u00e0 plus de 90%.<br \/>\nDes fonctionnalit\u00e9s de l\u2019ADN non codant ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes\u00a0: une grande partie de l\u2019ADN non codant est transcrite en ARN, lequel joue un r\u00f4le significatif sur le contr\u00f4le de la transcription des r\u00e9gions codantes\u00a0(activation ou non de cette transcription, localisation des r\u00e9gions) ainsi que sur la r\u00e9gulation de la traduction de l\u2019ARN en prot\u00e9ines. L\u2019ARN issu de pseudog\u00e8nes augmente \u00e9galement l\u2019expression des g\u00e8nes fonctionnels correspondants, etc.<br \/>\nPar ailleurs, des organismes divergents partagent des s\u00e9quences d\u2019ADN non codant similaires, conservation qui ne devrait pas avoir lieu si cet ADN non codant n\u2019\u00e9tait pas fonctionnel. En effet, la s\u00e9lection naturelle aurait alors accumul\u00e9 des mutations d\u2019une mani\u00e8re al\u00e9atoire de sorte que les ADN non codants de ces organismes auraient \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s diff\u00e9rents.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011b3b1c\"><\/a>3.3. Le chromosome 2 de l&rsquo;homme<\/h2>\n<p>Touzet consid\u00e8re \u00e9galement la ressemblance des g\u00e9nomes de l\u2019homme et du chimpanz\u00e9 comme une preuve de l\u2019\u00e9volution. Il nous assure que \u00ab\u00a0le principe de descendance avec modification est aussi<i> <\/i>l&rsquo;hypoth\u00e8se la plus simple pour expliquer la ressemblance des g\u00e9nomes de l&rsquo;homme et du chimpanz\u00e9. En 2005, le s\u00e9quen\u00e7age du g\u00e9nome du chimpanz\u00e9 a montr\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9tait tr\u00e8s similaire au g\u00e9nome humain.\u00a0\u00bb Mais la similitude cytog\u00e9n\u00e9tique entre le chromosome 2 humain et les chromosomes 2a et 2b du chimpanz\u00e9 ne soutient pas l\u2019explication transformiste. Jean-Fran\u00e7ois Moreel, sp\u00e9cialiste en g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire et en embryologie, nous en donne les raisons\u00a0:<br \/>\nCette affirmation s\u2019appuie sur une technique des ann\u00e9es 1950, avant l\u2019apparition du microscope \u00e9lectronique pour s\u00e9quencer les g\u00e8nes. Une forme de colorim\u00e9trie \u00e9tait utilis\u00e9e, faisant appara\u00eetre les chromosomes comme autant de b\u00e2tonnets comportant des bandes color\u00e9es caract\u00e9ristiques. Le facteur permettant l&rsquo;apparition des bandes sur les chromosomes, le m\u00e9canisme chimique et les structures sur lesquelles se fixent les colorants, donc le support biochimique de la cytog\u00e9n\u00e9tique, demeurent toujours inconnus.- Les \u00e9tudes de plus en plus pr\u00e9cises des g\u00e8nes ont montr\u00e9 en particulier que la pr\u00e9sence de deux centrom\u00e8res au milieu de chaque moiti\u00e9 du chromosome 2 humain ne prouvait nullement la fusion de deux chromosomes simiesques pr\u00e9existants, les s\u00e9quences dites \u00ab n\u00e9o-centrom\u00e8res \u00bb se retrouvent un peu partout le long des bras de tous les chromosomes et chez tous les vert\u00e9br\u00e9s chez lesquels on a bien voulu les rechercher.<br \/>\n&#8211; Chez les primates, certaines esp\u00e8ces tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es ont des caryotypes tr\u00e8s proches, voire identiques et inversement des esp\u00e8ces tr\u00e8s proches peuvent avoir des caryotypes totalement diff\u00e9rents.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011b641d\"><\/a>4. La s\u00e9lection naturelle<\/h2>\n<p>Abordons maintenant la s\u00e9lection naturelle, l\u2019un des \u00ab\u00a0agents\u00a0\u00bb de l\u2019\u00e9volution.<br \/>\nLa \u00ab s\u00e9lection naturelle \u00bb existe en effet, elle est connue depuis longtemps, bien avant Darwin. Darwin n\u2019en est pas l\u2019inventeur ; c\u2019est le chimiste-zoologiste cr\u00e9ationniste Edward Blyth (1810-1873) qui en parle dans ses \u00e9crits (1835-37) comme de l\u2019\u00e9limination des moins aptes pour la pr\u00e9servation du statu quo du groupe. Les \u00e9leveurs l\u2019utilisent pour produire des esp\u00e8ces conformes \u00e0 un but souhait\u00e9 (plantes r\u00e9sistant au gel, roses de certaines couleurs, vaches produisant plus de lait, etc.). Le raisonnement qui consiste \u00e0 dire : \u00ab\u00a0ce que l\u2019\u00e9leveur fait, la nature peut le faire aussi\u00a0\u00bb n\u2019est que sophisme, car ce que ne disent pas ceux qui le tiennent, c\u2019est que l\u2019\u00e9leveur utilise son intelligence pour mettre en \u0153uvre les lois de la g\u00e9n\u00e9tique et qu\u2019il s\u00e9lectionne lui-m\u00eame les individus sur lesquels il veut travailler, alors que l\u2019\u00e9volution est aveugle et sans but. En outre, cette s\u00e9lection n\u2019ajoute rien au g\u00e9nome de l\u2019esp\u00e8ce. Les \u00e9leveurs n\u2019ont jamais produit de nouvelle esp\u00e8ce. Toutes les caract\u00e9ristiques de la vari\u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9e sont d\u00e9j\u00e0 dans le g\u00e9nome de l\u2019esp\u00e8ce. Les mutations et la s\u00e9lection, naturelle ou artificielle, ne cr\u00e9ent rien ; elles travaillent sur une population existante.<br \/>\nDe plus, Marcel-Paul Sch\u00fctzenberger, l\u2019acad\u00e9micien fran\u00e7ais qui \u00e9tait m\u00e9decin et math\u00e9maticien, remarque avec justesse que le pouvoir explicatif du m\u00e9canisme de la s\u00e9lection naturelle est tr\u00e8s faible : \u00ab ( &#8230; ) Ce que nous pouvons faire c&rsquo;est constater apr\u00e8s coup l&rsquo;effet de la s\u00e9lection naturelle. Constater, par exemple, que telle esp\u00e8ce d&rsquo;escargots est moins mang\u00e9e que d&rsquo;autres par certains oiseaux, peut-\u00eatre parce que leur coquille est moins visible. C&rsquo;est de l&rsquo;\u00e9cologie, tr\u00e8s int\u00e9ressante. Autrement dit, la s\u00e9lection naturelle est un faible instrument de preuve, parce que les ph\u00e9nom\u00e8nes de s\u00e9lection naturelle sont patents, mais ne prouvent rien du point de vue th\u00e9orique. \u00bb Sir Ernst Chain, prix Nobel de biologie, est encore plus cat\u00e9gorique : \u00ab Postuler que le d\u00e9veloppement et la survie des plus aptes r\u00e9sulte enti\u00e8rement de mutations al\u00e9atoires me semble une hypoth\u00e8se qui ne se fonde sur aucune preuve et qui est irr\u00e9conciliable avec les faits. Ces th\u00e9ories \u00e9volutionnistes classiques constituent une simplification tr\u00e8s exag\u00e9r\u00e9e d\u2019un ensemble de faits extr\u00eamement complexes et enchev\u00eatr\u00e9s, et il est surprenant qu\u2019elles puissent \u00eatre aval\u00e9es si facilement et sans critique, et depuis si longtemps, par tant de scientifiques, sans un seul murmure de protestation. \u00bb<br \/>\nOr c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment ce processus qui est pr\u00e9sent\u00e9 de fa\u00e7on consensuelle par la communaut\u00e9 scientifique comme le m\u00e9canisme de production \u00e9volutive de nouvelles esp\u00e8ces. Pour cela, il faut que les petites mutations positives qui se produiraient\u00a0s\u2019\u00e9tendent \u00e0 un groupe entier suffisamment grand et qu\u2019elles soient conserv\u00e9es. Elles doivent pouvoir s\u2019imposer et se propager (par la reproduction) et la s\u00e9lection naturelle doit \u00e9liminer les individus non porteurs de la nouvelle caract\u00e9ristique g\u00e9n\u00e9tique suppos\u00e9e mieux adapt\u00e9e. On peut montrer que la probabilit\u00e9 que de tels \u00e9v\u00e9nements se produisent est hors du champ du possible dans le temps imparti.<br \/>\nIl faut noter que les changements environnementaux n\u2019agissent pas sur les g\u00e8nes ; ce sont deux processus enti\u00e8rement ind\u00e9pendants l\u2019un de l\u2019autre. Il faut donc que les mutations positives al\u00e9atoires rarissimes induisent chez un individu une caract\u00e9ristique utile au moment o\u00f9 l\u2019environnement change. On peut \u00e9valuer les chances qu\u2019un tel \u00e9v\u00e9nement se produise : la probabilit\u00e9 est nulle. Et encore ne s\u2019agit-il l\u00e0 que d\u2019un seul changement. Un seul changement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019un organe n\u00e9cessite des milliers de changements dans les g\u00e8nes. Il ne suffit pas qu\u2019un nouvel organe apparaisse, il faut n\u00e9cessairement que le syst\u00e8me nerveux se modifie en cons\u00e9quence, ainsi que toutes les interactions fonctionnelles, toutes dans le m\u00eame sens, y compris la coordination des syst\u00e8mes de g\u00e8nes d\u00e8s l\u2019embryogen\u00e8se : cela fait des dizaines de milliers de miracles. Pour une transmutation d\u2019esp\u00e8ce (un dinosaure en oiseau&#8230;), personne ne peut dire combien de mutations positives accumul\u00e9es et pass\u00e9es aux descendants seraient n\u00e9cessaires.<br \/>\nGeorges Salet, professeur de m\u00e9canique rationnelle, par exemple, avait estim\u00e9 en 1972 que l&rsquo;apparition d&rsquo;un nouvel organe a une probabilit\u00e9 de loin inf\u00e9rieure au \u00ab seuil d\u2019impossibilit\u00e9 cosmique absolue \u00bb de 10-200 d\u00e9termin\u00e9 par Emile Borel qui avait affirm\u00e9 qu\u2019un \u00e9v\u00e8nement remarquable de probabilit\u00e9 suffisamment faible ne se produit jamais dans des limites d&rsquo;espace et de temps donn\u00e9es (\u00ab loi unique du hasard \u00bb). Il conclut \u00e0 l&rsquo;impossibilit\u00e9 radicale d&rsquo;une telle apparition. Et dans tout ce processus on ne compte pas les nombreuses mutations nuisibles.<br \/>\nPar ailleurs, la dur\u00e9e allou\u00e9e de quelques milliards d\u2019ann\u00e9es au d\u00e9veloppement de la vie est ridiculement faible pour les besoins de l\u2019\u00e9volution. En outre, le temps n\u2019a aucun pouvoir cr\u00e9ateur. Sanford, en effet, a montr\u00e9 que l\u2019accumulation de mutations diminue toujours l\u2019adaptabilit\u00e9 ; et on a montr\u00e9 r\u00e9cemment que l\u2019\u00e9pistasie (interactions entre les mutations) contribue au d\u00e9clin des taux d\u2019adaptation en fonction du temps. Ainsi, plus il y a de mutations (\u00ab le moteur de l\u2019\u00e9volution \u00bb), moins elles sont efficaces. Et Pierre-Paul Grass\u00e9, qui a \u00e9tudi\u00e9 des g\u00e9n\u00e9rations de bact\u00e9ries qui se reproduisent 400 000 fois plus vite que l\u2019homme, ce qui \u00e9quivaut \u00e0 3,5 millions d\u2019ann\u00e9es de g\u00e9n\u00e9rations humaines, \u00ab a trouv\u00e9 que ses bact\u00e9ries n\u2019ont pas vraiment chang\u00e9 tout au long de ces g\u00e9n\u00e9rations. Devant de tels r\u00e9sultats de l\u2019exp\u00e9rience, on peut raisonnablement soutenir que ni les plantes ni l\u2019humanit\u00e9 n\u2019ont \u00e9volu\u00e9 pendant la p\u00e9riode \u00e9quivalant \u00e0 celle au cours de laquelle les bact\u00e9ries ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 une descendance stable.\u00a0\u00bb<br \/>\nPour que le m\u00e9canisme darwinien fonctionne, <i>il faut croire litt\u00e9ralement aux miracles. <\/i>En r\u00e9alit\u00e9, les esp\u00e8ces vivantes sont admirablement adapt\u00e9es \u00e0 leur environnement, vivant souvent en symbiose avec de nombreuses autres esp\u00e8ces. C\u2019est un fait constamment observ\u00e9 et relev\u00e9 et qui force l\u2019admiration.<br \/>\nLe pal\u00e9oanthropologue fran\u00e7ais Pascal Picq \u00e9crit :<br \/>\n\u00ab Une des grandes questions de la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution est celle-ci : comment apparaissent de nouvelles esp\u00e8ces et de nouvelles lign\u00e9es, ce qu&rsquo;on appelle la macro-\u00e9volution. C&rsquo;est sur ce point essentiel (&#8230;) que la th\u00e9orie synth\u00e9tique rencontre un gros probl\u00e8me. Car la micro\u00e9volution op\u00e8re lentement, graduellement, au fil des g\u00e9n\u00e9rations La th\u00e9orie synth\u00e9tique d\u00e9fend l&rsquo;id\u00e9e ch\u00e8re \u00e0 Darwin d&rsquo;une \u00e9volution lente et progressive, ce qu&rsquo;on appelle le gradualisme phyl\u00e9tique. La nature ne fait pas de saut ! On ne passerait d&rsquo;une esp\u00e8ce \u00e0 l&rsquo;autre qu&rsquo;apr\u00e8s une tr\u00e8s longue s\u00e9rie continue de micro-\u00e9volutions. Cette id\u00e9e soul\u00e8ve de vraies difficult\u00e9s, notamment pour la lign\u00e9e humaine car, plus on trouvait de fossiles, plus on \u00e9tait incapable de pr\u00e9ciser les s\u00e9parations entre les esp\u00e8ces. (&#8230;) Tr\u00e8s clairement, depuis la publication de <i>L&rsquo;origine des esp\u00e8ces <\/i>par Charles Darwin, la th\u00e9orie de l&rsquo;\u00e9volution a accompli de formidables avanc\u00e9es, mais avec un gros probl\u00e8me : l&rsquo;\u00e9mergence de nouvelles esp\u00e8ces, ce qu&rsquo;on appelle la \u00ab sp\u00e9ciation. \u00bb<br \/>\nAutrement dit, pour paraphraser clairement cette citation de Picq, apr\u00e8s 150 ans de \u00ab\u00a0formidables progr\u00e8s\u00a0\u00bb dans la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution, l\u2019\u00e9mergence de nouvelles esp\u00e8ces pose toujours un probl\u00e8me insurmontable au m\u00e9canisme darwinien. Mais cela est pr\u00e9cis\u00e9ment l\u2019objet de la contestation actuelle des scientifiques cr\u00e9ationnistes.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011b831e\"><\/a>5. L&rsquo;\u00e9chec de l&rsquo;explication saltationniste<\/h2>\n<p>Ce m\u00e9canisme \u00e9volutif sugg\u00e9r\u00e9 par Stephen Gould, Niles Eldredge, Steven Stanley et d\u2019autres coll\u00e8gues, appel\u00e9 le m\u00e9canisme de l\u2019\u00ab\u00a0\u00e9quilibre ponctu\u00e9 ou intermittent\u00a0\u00bb (\u00ab saltationnisme \u00bb) <b>a \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9 pour pr\u00e9cis\u00e9ment rem\u00e9dier \u00e0 l\u2019absence de preuves fossiles de l\u2019\u00e9volution.<\/b> Selon eux, rien ou pas grand-chose ne se passe dans la vie des esp\u00e8ces pendant plusieurs millions d\u2019ann\u00e9es\u00a0: c\u2019est la p\u00e9riode de <i>stase<\/i>, ou d\u2019\u00e9quilibre\u00a0; et puis d\u2019un coup, de la p\u00e9riph\u00e9rie d\u2019une zone g\u00e9ographique d\u2019une esp\u00e8ce, quelques individus s\u2019isolent et passent par une <i>\u00e9volution rapide<\/i> pour devenir une nouvelle esp\u00e8ce (la ponctuation). Ces derni\u00e8res esp\u00e8ces prolif\u00e8rent et restent de nouveau inchang\u00e9es pendant des millions d\u2019ann\u00e9es. Voil\u00e0 ce qui doit produire une archive fossile sans \u00ab\u00a0cha\u00eenons manquants\u00a0\u00bb. Cette th\u00e9orie qui n&rsquo;est pas plus convaincante que le darwinisme, car il s&rsquo;agit toujours d&rsquo;une sp\u00e9ciation mais acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e, est d\u00e9fendue aujourd&rsquo;hui par des \u00e9volutionnistes comme Pascal Picq.<\/p>\n<h2><a name=\"044f29a11011b9a1f\"><\/a>6. Conclusion<\/h2>\n<p>Dans ce bref article, nous avons voulu mettre la th\u00e9orie synth\u00e9tique de l\u2019\u00e9volution \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des faits d\u2019observation.<br \/>\nDe l\u2019\u00e9tude syst\u00e9matique et approfondie des fossiles, trois choses\u00a0se d\u00e9gagent :<br \/>\nL\u2019absence syst\u00e9matique des formes interm\u00e9diaires, ce qui est une indication tr\u00e8s claire de la <i>discontinuit\u00e9<\/i> entre les diff\u00e9rents types de plantes et d\u2019animaux.La <i>complexit\u00e9 <\/i>\u00e9vidente de tous les fossiles jamais trouv\u00e9s, qui d\u00e9fie l\u2019id\u00e9e d\u2019\u00e9volution de formes simples vers des formes complexes.<br \/>\nLa remarquable <i>stabilit\u00e9<\/i> des esp\u00e8ces au cours du temps.<br \/>\nCes renseignements d\u00e9fient la croyance courante que les fossiles sont les t\u00e9moins de l\u2019\u00e9volution. Au lieu de voir les gisements fossiles contenir des formes interm\u00e9diaires, on voit chaque ordre, chaque classe, chaque phylum animal ou v\u00e9g\u00e9tal surgir brusquement et s\u00e9par\u00e9 distinctement de tous les autres, sans aucune forme transitoire qui les relie. D\u00e8s le d\u00e9but de leur premi\u00e8re apparition dans les gisements fossiles, ils sont finis, parfaits et fonctionnent \u00e0 merveille.<br \/>\nNous avons vu \u00e9galement que les deux m\u00e9canismes postul\u00e9s pour la th\u00e9orie synth\u00e9tique de l\u2019\u00e9volution que sont les mutations g\u00e9n\u00e9tiques cumulatives \u00e9tal\u00e9es sur de tr\u00e8s longues dur\u00e9es, et la s\u00e9lection naturelle qui les contr\u00f4le, avec les deux forces ou agents de l\u2019\u00e9volution que sont donc le hasard et le temps combin\u00e9s sont incapables d\u2019expliquer la sp\u00e9ciation, ni m\u00eame l\u2019apparition de nouveaux organes.<br \/>\nAlors comment comprendre que des Godinot puisse dire\u00a0avec autant d\u2019assurance : \u00ab\u00a0pour tous les sp\u00e9cialistes de la pal\u00e9ontologie comme pour tous les syst\u00e9maticiens pratiquant la phylog\u00e9nie mol\u00e9culaire, l&rsquo;\u00e9volution comme histoire est une donn\u00e9e d\u00e9finitivement \u00e9tablie\u00a0\u00bb\u00a0?<br \/>\nLa r\u00e9ponse est simple\u00a0en somme\u00a0: c\u2019est que l\u2019imagination d\u00e9bordante a pris le pas sur la rigueur scientifique. L\u2019id\u00e9e de Darwin est donc devenue un dogme qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9, maintenu et impos\u00e9 en d\u00e9pit des faits scientifiques.<br \/>\nLe Professeur William R. Thompson avait raison d\u2019affirmer, dans l&rsquo;introduction de <i>L&rsquo;origine des esp\u00e8ces<\/i> (\u00e9dition de 1956) pour le centenaire de Darwin, que \u00abl\u2019acceptation du darwinisme s\u2019est accompagn\u00e9e d\u2019un d\u00e9clin de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 scientifique \u00bb. Il poursuit\u00a0: \u00ab Cette situation o\u00f9 des scientifiques prennent la d\u00e9fense d&rsquo;une doctrine qu&rsquo;ils sont incapables de d\u00e9finir scientifiquement et encore moins de d\u00e9montrer avec rigueur scientifique, essayant de maintenir son cr\u00e9dit dans le public par la suppression des critiques et l&rsquo;\u00e9limination des difficult\u00e9s est une situation anormale et ind\u00e9sirable en science. \u00bb.<br \/>\nIl ne saurait y avoir meilleure conclusion que les propos de Paul Lemoine, ancien Directeur et Professeur au Mus\u00e9um\u00a0:<br \/>\n\u00ab L\u2019\u00e9volution est une sorte de dogme auquel ses pr\u00eatres ne croient plus, mais qu\u2019ils maintiennent pour leur peuple. Cela, il faut avoir le courage de le dire, pour que les hommes de la g\u00e9n\u00e9ration future orientent leurs recherches d\u2019une autre fa\u00e7on. \u00bb<br \/>\nIl est temps de revenir \u00e0 l\u2019enseignement limpide et \u00e9prouv\u00e9 des Ecritures au sujet de nos origines\u00a0: \u00ab\u00a0Dieu cr\u00e9a\u2026 selon leur esp\u00e8ce.\u00a0\u00bb<\/p>\n<div id=\"more\"><em>Paru dans le num\u00e9ro 261 &#8211; 2012\/1 du tome LXIII de janvier 2012 de La <span class=\"il\">Revue r\u00e9form\u00e9e<\/span>, accessible depuis  http:\/\/larevuereformee.net\/articlerr\/n261\/levolution-une-theorie-invalidee-par-les-faits<\/embed><\/em><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par G\u00e9rald Pech, Louis Bon\u00e9, Marc Polo et Philippe David 1. 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