Pourquoi la plupart des scientifiques croient à l’ancienneté du monde [1]

Pourquoi la plupart des scientifiques croient à l’ancienneté du monde [1]

1 avril 2010 Non Par admin1538
Les croyances favorisent les croyances
Par Russell Humphreys

 

Il existe un grand nombre de catégories de preuves de l’âge de la terre et du cosmos qui leur assignent une durée beaucoup plus courte que ce qui est généralement admis aujourd’hui.

On connaît peu un côté ironique de la controverse entre les créationnistes et les évolutionnistes à propos de l’âge du monde. La majorité des scientifiques – les évolutionnistes – comptent sur une minorité de données pertinentes. Pourtant, une minorité de scientifiques – les créationnistes – utilisent la majorité des données pertinentes.[2] Pour ajouter à l’ironie, le public a la fausse impression que c’est l’inverse qui est vrai. Par conséquent, beaucoup posent la question : « Si la preuve est si forte en faveur d’une terre jeune, pourquoi la plupart des scientifiques pensent-ils autrement ? » La réponse est simple : La plupart des scientifiques croient que la terre est ancienne parce qu’ils croient que la plupart des autres scientifiques croient que la terre est ancienne !

 

Tourner en rond

Ils ont confiance dans ce qu’on appelle le « raisonnement circulaire, » pas dans les données. J’ai une fois rencontré un exemple si clair de cette confiance mal placée que j’ai immédiatement pris des notes détaillées. C’est arrivé quand je parlais avec un jeune géochimiste d’une trentaine d’années, ambitieux et en pleine ascension aux Sandia National Laboratories, où je travaillais alors comme physicien. Je lui ai présenté un élément de preuve d’un monde jeune, l’accumulation rapide de sodium dans l’océan. C’était idéal, car une grande partie de la géochimie traite des produits chimiques qui se trouvent dans l’océan.

Je voulais voir comment il expliquait par quels processus le sodium pouvait s’extraire de la mer assez rapidement pour compenser l’entrée rapide de sodium dans la mer. Le géologue créationniste Steve Austin et moi-même voulions cette information afin de terminer un article scientifique sur le sujet.[3] Nous avons parlé à n’en plus finir de la question pendant une heure, mais il a finalement admis qu’il ne connaissait aucun moyen pour éliminer le sodium de la mer suffisamment rapidement. Cela signifiait que la mer ne pouvait pas avoir des milliards d’années. Comprenant cela, il dit : « Puisque nous savons par d’autres sciences que l’océan a des milliards d’années, un tel processus d’extraction doit exister. »

Je lui ai demandé si nous « savions » quoi que ce soit là-dessus et j’ai commencé à mentionner quelques-uns des autres éléments de preuve d’un monde jeune. Il m’a interrompu, reconnaissant qu’il ne connaissait probablement pas même 1% de ces données, puisque les revues scientifiques sur lesquels il s’appuyait n’avaient pas souligné ce point comme important. Mais il ne voulait pas examiner les preuves par lui-même, parce que, dit-il, « les gens auxquels je fais confiance n’acceptent pas la création ! »

 

 

De la foi, pas de la science

 

Je lui ai demandé sur quelles personnes il comptait. Sa réponse a été : « Je fais confiance à Steven Jay Gould ! » (À ce moment-là, Gould, un paléontologue, était encore en vie et considéré comme l’évolutionniste mondialement le plus en vue.) C’est ainsi que le géochimiste a révélé la principale raison pour laquelle il pense que la terre est ancienne : « Ce sont les personnes auxquelles je fais confiance, » à savoir les autorités scientifiques, qui l’ont déclaré. J’ai été surpris qu’il ne voie pas l’incohérence logique de sa propre position. Il faisait confiance à Gould et à d’autres autorités, mais ignorait des données très pertinentes !

Peut-être ce géochimiste pensait-il qu’il était si peu probable que la terre soit jeune qu’il n’allait pas perdre de temps à en étudier la possibilité lui-même. Mais si tel était le cas, alors cela montre une autre façon par laquelle le mythe du monde ancien se perpétue – l’inertie intellectuelle.

Je me souviens d’avoir eu des attitudes semblables quand j’étais étudiant diplômé en physique, alors que j’étais encore évolutionniste. Je m’interrogeais sur une contradiction apparente dans l’évolutionnisme biologique. Mais je me disais que les experts connaissaient sûrement la réponse, et j’avais mon mémoire de recherche à faire. Je ne savais pas que (a) les experts n’avaient aucune réponse, et que (b) les implications étaient extrêmement importantes, affectant l’ensemble de ma vision du monde.

Avant que je devienne chrétien, je résistais aux preuves d’une création récente en raison de ses implications spirituelles. Notre géochimiste pourrait aussi avoir résisté à de telles implications, et utilisé simplement l’autorité scientifique comme une excuse commode.

 


Conclusion

De nombreux scientifiques ne sont pas les chercheurs de vérité indépendants que le public imagine ; le public ne devrait donc pas leur faire confiance aveuglément. Pour diverses raisons, les scientifiques dépendent d’autres scientifiques pour être corrects, même quand ils ont eux-mêmes des raisons de douter. Malheureusement, comme la plupart des scientifiques créationnistes peuvent vous le dire, la réaction du jeune géochimiste n’est pas du tout exceptionnelle. De nombreux scientifiques, sans remise en question sérieuse, font confiance aux opinions de leurs propres « experts. » Cependant, je suis heureux de signaler que d’autres, lorsqu’on leur a présenté les données créationnistes, ont été très intéressés et se sont mis à chercher. Beaucoup sont devenus créationnistes de cette façon, tout comme moi.

 

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Références

 


[1].Publié précédemment dans une lettre de nouvelles de CMI en décembre 2008.

[2].Humphreys, D. R. Evidence for a young world, ICR Impact 384, juin 2005. Archivé à l’adresse Internet : icr.org/article/1842.

[3].Austin, S. A. et D. R. Humphreys, The sea’s missing salt: a dilemma for evolutionists, Proceedings of the Second International Conference on Creationism, Vol. II, Creation Science Fellowship (1990), Pittsburgh, pp. 17-33; à commander sur le site http://creationicc.org. Archivé à l’adresse : <http://tccsa.tc/articles/ocean_sodium.html>. Voir aussi un article simplifié sur cette recherche :Salty seas: Evidence for a young earth.