Comment Thomas Huxley a créé la revue Nature et a saboté la science depuis 150 ans. Par Matthew Ehret

Par Matthew Ehret
Publié le 29 août 2020

Au milieu de la tempête soulevée par la controverse sur la théorie selon laquelle la COVID-19 serait née en laboratoire, théorie prônée par des personnalités telles que le virologue Luc Montagnier, prix Nobel, l’expert en armes biologiques Francis Boyle, le cardinal sri-lankais Malcolm Ranjith et le chef des gardiens de la révolution iraniens, un projet a été élaboré, sous la direction nominale de la revue Nature, dans le but de réfuter une fois pour toutes cette théorie dans le rapport «L’origine proximale du virus SRAS-CoV-2».

Charles Darwin à gauche, Thomas Huxley à droite © Photo: REUTERS / Axel Schmidt


Ce projet a été dirigé par une équipe de virologues évolutionnistes utilisant un raisonnement selon lequel «une mutation aléatoire peut expliquer n’importe quoi», raisonnement qui a été répété haut et fort, comme par des perroquets, par le Dr Fauci, les responsables de l’OMS et Bill Gates afin de mettre fin à toute discussion inconfortable sur l’éventuelle origine en laboratoire de la COVID-19, tout en poussant à une campagne mondiale de vaccination. Le 18 avril, le Dr Fauci – dont les liens étroits avec Bill Gates et Big Pharma ont beaucoup à voir avec son contrôle de centaines de milliards de dollars de recherche – déclarait :

«Il y a eu, récemment, une étude que nous pouvons mettre à votre disposition, où un groupe de virologues évolutionnistes hautement qualifiés a examiné les séquences de génomes chez les chauves-souris au fur et à mesure de leur évolution. Et les mutations nécessaires pour arriver au point où elles se trouvent maintenant sont totalement compatibles avec le saut d’une espèce animale vers un humain.»

Je pense qu’en ce moment, saturés comme nous sommes d’arguments spéculatifs, de confusion et de données approximatives, il est utile de s’éloigner du présent et de rechercher des points de référence plus élevés, à partir desquels nous pouvons réévaluer les événements qui se déroulent actuellement sur la scène mondiale.
Pour ce faire, commençons par poser une nouvelle série de questions :
Qu’est-ce que la revue Nature exactement ? Est-ce vraiment une plate-forme «objective» dédiée à la recherche scientifique pure non contaminée par la pollution des programmes politiques ? Ce porte-étendard de la «méthode correcte», qui peut faire ou défaire la carrière d’un scientifique, est-il vraiment la revue scientifique qu’il prétend être ou y a-t-il quelque chose de plus ténébreux à découvrir ?
Alors que je présentais une partie de cette histoire dans mon précédent épisode de cette série The Rise of Optical Biophysics and Clash of the Two Sciences, une très vieille bataille a été menée autour des systèmes politiques, mais aussi des paradigmes scientifiques qui façonneront notre avenir.

Un peu de contexte historique

En 1865, un groupe de douze scientifiques, sous la conduite de Thomas Huxley – grand-père d’Aldous – Matthew Arnold, Joseph Hooker et Herbert Spencer – fondateur du darwinisme social – créa le «X Club» avec pour mandat de réformer la stratégie impériale globale britannique.

Le X Club tenta de créer un corpus scientifique ayant sa cohérence interne et utilisant des outils mécanistes et statistiques permettant de rejeter les principes et l’esprit hors de l’univers. Liste des membres, à partir du haut et de la gauche vers la droite : Thomas Huxley, Joseph Dalton Hooker, Matthew Arnold, William Spottis-Woode, George Busk, John Tyndall, Herbert Spencer, Sir John Lubbock, Thomas Archer Hirst et Franckland Edward.
Au moment de la formation de ce groupe, les armées nordistes de Lincoln étaient sur le point de réprimer la rébellion sécessionniste que l’établissement britannique du renseignement avait préparée et nourrie pendant des décennies, guidée par des agents anglo-américains en Amérique, ainsi que par des opérations au Canada britannique.
S’étant beaucoup trop étendu pendant la guerre de Crimée (1853-1856), puis pendant la 2e guerre de l’opium en Chine (1856-1860), la répression des soulèvements indiens (1857-1858), et enfin le parrainage de la Confédération du Sud aux États-Unis (1861-1865), l’Empire britannique savait qu’il était sur le point de s’effondrer. Le monde s’éveillait rapidement à sa nature perverse, et un nouveau paradigme de coopération gagnant-gagnant était exporté par l’Amérique de Lincoln vers les nations du monde entier – l’Amérique était alors une nation très différente du géant anglo-américain muet que le monde connaît depuis le meurtre de John Fitzgerald Kennedy en 1963.
Le système de Lincoln était connu sous le nom de «Système américain d’économie nationale», une appellation proposée par le créateur du Germany Zollverein [Union douanière créée en 1834], Friedrich List, des années plus tôt. Contrairement au libre-échange britannique, ce « système américain » était fondé sur le protectionnisme, les opérations bancaires nationales, les infrastructures à long terme et, surtout, plaçait la source de valeur dans la capacité de l’esprit humain de faire des découvertes et des inventions, comme le soulignait le discours de Lincoln de 1858. Dans ce système, le concept constitutionnel du bien-être général n’était pas que de l’encre sur un parchemin, mais plutôt le principe qui guidait la valeur de la monnaie et la politique nationale.
Le conseiller économique en chef de Lincoln et coordinateur de la promotion extérieure du système américain à l’échelle internationale après la guerre civile s’appelait Henry C. Carey. Dès 1851, Carey écrivit son Harmony of Interest dans lequel l’on peut lire :

«Deux systèmes existent dans le monde. L’un vise à augmenter la proportion de personnes et de capitaux engagés dans le commerce et le transport, et donc à diminuer la proportion engagée dans la production de marchandises avec lesquelles faire du commerce, avec un rendement nécessairement diminué du travail de tous ; tandis que l’autre cherche à augmenter la proportion engagée dans le travail de production, et à diminuer celle engagée dans le commerce et le transport, avec un rendement accru pour tous, donnant à l’ouvrier de bons salaires, et au propriétaire de bons profits en capital… L’un vise le paupérisme, l’ignorance, la dépopulation et la barbarie ; l’autre vise l’augmentation de la richesse, du confort, de l’intelligence, combinaison de l’action et de la civilisation. L’un vise la guerre universelle ; l’autre la paix universelle. L’un est le système anglais ; l’autre est ce que nous pouvons être fiers d’appeler le système américain, car c’est le seul jamais conçu dont le but est de progresser tout en unifiant la condition de l’homme dans le monde entier.»

Méthodes anglaise et américaine comparées de paiement des dettes : tandis que l’empire britannique utilisait leur logique de système fermé (c’est-à-dire malthusienne) pour extraire chaque millilitre de sang d’une vache morte comme en témoigne la politique de privation en Inde via le libre-échange (à gauche), l’école américaine cherchait à accroître la production de richesse de la nation dans son ensemble via la protection des tarifs et exposait les avantages de cette approche pour le monde à l’exposition centenaire de 1876.

En Allemagne, le système américain inspiré du Zollverein (union douanière) avait non seulement unifié une nation divisée, mais l’avait élevée à un niveau de production et de souveraineté qui avait dépassé le pouvoir monopolistique de la British East India Company. Au Japon, des ingénieurs américains contribuèrent à assembler des trains financés par un système bancaire national et des tarifs de protection pendant la restauration de l’ère Meiji.
En Russie, l’adepte du système américain Sergei Witte, ministre des transports et proche conseiller du tsar Alexandre III, révolutionna l’économie russe avec les trains de fabrication américaine qui roulaient sur la ligne du transsibérien. Même l’Empire ottoman fut touché par les idées inspirant le progrès, car le chemin de fer qui reliait Berlin à Bagdad fut commencé avec l’intention de développer un programme audacieux de modernisation du Sud-Ouest de l’Asie.

Après le Congrès du Centenaire de 1876, le système américain fut adopté par des Européens tels que le ministre russe des transports Sergei Witte, le chancelier allemand Otto von Bismack et le président français Sadi Carnot qui commencèrent à mettre en œuvre le système prôné par Henry C. Carey et son allié allemand Frédéric List (auteur du programme de l’union douanière allemande).

La construction de chemins de fer continentaux et la puissance industrielle des nations sur le plan international firent rapidement naître le concept de pont terrestre mondial élaboré par le gouverneur du Colorado, William Gilpin. Pour ceux qui ne le savent pas, Gilpin, qui était également le garde du corps de Lincoln et le plus ardent défenseur du chemin de fer transcontinental américain, passa des décennies à défendre le système international de coopération gagnant-gagnant qu’il décrivit dans son Cosmopolitan Railroad de 1890 :

«Les armes du massacre mutuel sont bannies ; les passions sanguinaires sont mises en échec, la plus grande partie de la famille humaine accepte les enseignements essentiels du christianisme en pratique, dans les faits… L’on découvre la vertu industrielle et la puissance industrielle. Les masses civilisées du monde se rencontrent ; elles s’éclairent mutuellement et fraternisent pour mettre les relations humaines en harmonie avec la nature et avec Dieu. Le monde cesse d’être un camp militaire, incubé uniquement par les principes militaires de la force arbitraire et de la soumission abjecte. Un nouvel ordre grandiose dans les affaires humaines s’inaugure avec ces immenses découvertes et événements simultanés.»

L’allié de Lincoln et gouverneur du Colorado William Golpin, et sa carte du pont terrestre mondial publiée dans son livre “Cosmopolitan Railway” en 1890.

Réorganiser ou périr

L’Empire britannique savait que ce nouveau paradigme émergent rendrait son contrôle maritime du commerce international aussi obsolète que son programme international d’usure bancaire et de culture commerciale1.
Il était clair que quelque chose devait changer radicalement, car si l’Empire ne pouvait pas s’adapter en réponse à ce nouveau paradigme, il périrait sûrement bientôt. La tâche de remodeler la politique impériale pour passer d’une approche du contrôle par la «force matérielle brute» à une «force mentale» fut confiée à T. H. Huxley et au X Club. Ce groupe établit les principes scientifiques directeurs de l’Empire qui furent rapidement mis en pratique par deux nouveaux groupes de réflexion connus sous le nom de Société des Fabiens et Rhodes Scholar Trust, que j’ai décrits dans ma série Origins of the Deep State in North America.
Huxley, qui est connu sous le nom de « chien de garde de Darwin » pour avoir promu sans relâche la théorie de Darwin de la sélection naturelle – une théorie dont il ne croyait même pas qu’elle avait un mérite scientifique – décida rapidement que le groupe devait créer un magazine chargé de promouvoir sa propagande.
Fondé en 1869, le magazine s’appelait Nature et présentait des articles de Huxley et de plusieurs membres du X Club. Le but plus profond du X Club et de son magazine, tel que décrit dans un rapport de 2013 intitulé Hideous Revolution: The X Club’s Malthusian Revolution in Science, était orienté vers la redéfinition de toutes les branches de la science autour d’une interprétation statistico-empiriste de l’univers qui nie l’existence de la raison créatrice dans l’humanité ou la nature. La science passait de la recherche illimitée et de la perfectibilité de la vérité à une «science des limites» mathématiquement scellée.

Au lieu d’admettre une erreur dans les axiomes de Malthus, ses disciples modernes ont revitalisé et popularisé sa théorie qui niait l’existence d’une raison créatrice, avec l’ouvrage “Limits to Growth” (au milieu) du Club de Rome paru en 1972, qui a simplement repris la vieille formule (à gauche) en lui ajoutant plus de variables (à droite).
La science des «limites» devint le fondement d’une science économique oligarchique pour l’élite et dut naturellement être cachée aux esprits de la population générale car elle suivait le principe mathématique de croissance démographique de Thomas Malthus. Le «principe» démographique de Malthus supposait que des humains irréfléchis se reproduisent géométriquement alors que la générosité de la nature ne croît que de manière arithmétique et que l’effondrement périodique de la population était une loi inévitable de la nature qui pouvait être gérée au mieux par un sacerdoce scientifique oligarchique qui était obligé d’abattre périodiquement le troupeau.

Malthus et les dirigeants du X Club croyaient que la nature accordait à la classe dirigeante certains outils pour accomplir cette tâche importante – à savoir la guerre, la famine et la maladie – et Malthus le déclara froidement dans son Essai sur la population de 1799 :

«Nous devons faciliter, au lieu de chercher bêtement et vainement à entraver, les opérations de la nature en provoquant cette mortalité ; et si nous redoutons ses visites trop fréquentes sous l’épouvantable forme qu’est la famine, nous devons encourager assidûment les autres formes de destruction, que la nature nous contraint à utiliser. Dans nos villes, nous devons rétrécir les rues, rassembler plus de gens dans les maisons et espérer le retour de la peste.»

Le soutien du X Club à la théorie darwinienne de la sélection naturelle était moins une décision scientifique, à cet égard, que politique, car Darwin admit plus tard dans son autobiographie que sa propre théorie découlait directement de son étude de Malthus :

«En octobre 1838, quinze mois après avoir commencé mon enquête systématique, il m’est arrivé de lire, pour le plaisir, ce que disait Malthus sur la population, et étant prêt à reconnaître la lutte pour l’existence qui se poursuit partout, à partir d’une observation continue des habitudes des animaux et des plantes, cela m’a tout de suite frappé que, dans ces conditions, les variations favorables auraient tendance à être préservées, et celles défavorables à être détruites. Le résultat serait la formation d’une nouvelle espèce. Ici donc, j’avais enfin une théorie sur laquelle travailler.»

En étendant la théorie de Malthus à toutes les créatures vivantes, le X Club obscurcit la différence qualitative entre les humains et les singes, ce qui était avantageux pour un empire qui ne peut contrôler les humains que lorsqu’ils adoptent la loi de la jungle comme norme de pratique morale et de formation de l’identité, plutôt que quoi que ce soit de réellement moral.
Ce n’est donc pas un hasard si Henry C. Carey ciblait sans relâche le darwinisme, Malthus et le X Club dans son livre Unity of Law: An Exhibition on the Relations of Physical, Social, Mental and Moral Science (1872). Dans cet ouvrage important, Carey attaquait tous les systèmes fondés sur des relations maître-esclave en disant :

«C’est ainsi que cela a donné naissance à la doctrine de la surpopulation, qui est simplement celle de l’esclavage, de l’anarchie et de la ruine sociale, comme condition ultime de l’humanité ; cela aussi résultant de lois émanant d’un Être tout-sage et tout puissant qui aurait pu, s’il le voulait, instituer des lois en vertu desquelles la liberté, l’ordre, la paix et le bonheur auraient été le lot de l’homme. Que ces dernières lois aient été instituées, que le projet de la création ne soit pas un échec et qu’il ne soit entaché d’aucune des erreurs supposées par M. Malthus, cela est prouvé par tous les faits portés à notre considération par les communautés du monde qui avancent : l’habitude de la paix, entre les individus et les nations, grandit avec la croissance numérique de ces derniers et augmente leur pouvoir de se diriger eux-mêmes.»

Approches antidarwiniennes de l’évolution

Bien que l’on nous dise trop souvent aujourd’hui qu’aucun système alternatif n’a jamais existé en dehors de la théorie de l’évolution de Darwin, une étude plus approfondie de l’histoire des sciences au XIXe siècle prouve que cela est loin d’être vrai.
Pendant cette période-là, une révolution scientifique antidarwinienne s’épanouissait dans les sciences de la vie sous la direction de personnalités telles que James Dwight Dana, Jean-Baptiste Lamarck, Alexander von Humboldt, Georges Cuvier, Karl-Ernst von Baer et Benjamin Silliman. Ces scientifiques non seulement commencèrent à remettre en question la théorie statique de la nature dérivée d’une lecture littérale de la Bible, mais firent également d’énormes progrès dans la compréhension des mécanismes causaux supérieurs définissant le flux de l’évolution. Ce processus a été décrit dans une conférence de 2010 donnée par l’auteur de cet article, intitulée The Matter Over Darwin’s Missing Mind.


Contrairement à beaucoup de nos scientifiques modernes, les malthusiens n’ont jamais cru à la dichotomie séparant la science de la religion, car la «science» était comprise comme rien de moins que l’étude de la création de Dieu et la participation à cette dernière, et en tant que telle, la biosphère et toutes les «unités» en son sein étaient implicitement définies comme dépassant la somme de leurs parties, et s’approchaient toutes de théories de l’évolution basées sur l’intention, l’harmonie et la directionnalité.
Cette perspective fut brillamment mise en évidence par le grand naturaliste et embryologiste Karl Ernst von Baer qui écrivit dans son livre On the Purpose of Nature (1876) ce qui suit :

«Les interconnexions réciproques des organismes entre eux et leur relation avec les matériaux universels qui leur procurent les moyens de soutenir la vie, c’est ce qu’on a appelé l’harmonie de la nature, c’est-à-dire une relation de régulation mutuelle. De même que les notes ne donnent lieu à une harmonie que lorsqu’elles sont liées entre elles conformément à certaines règles, les processus individuels dans l’intégralité de la nature ne peuvent exister et perdurer que s’ils se trouvent dans certaines relations les uns avec les autres. Le hasard est incapable de créer quoi que ce soit de durable, il est plutôt seulement capable de destruction.»

Huxley et les darwiniens, d’autre part, promouvaient une interprétation opposée de l’évolution, «de bas en haut» en commençant par les «mutations aléatoires» imaginées dans l’incommensurablement petit qui s’ajoutaient à l’ensemble de toutes les espèces de la biosphère. Cette biosphère fut donc définie comme dépassant légèrement la somme de ses parties.
L’école impériale du X Club de Huxley niait non seulement l’existence de la créativité de ce point de vue métaphysique supérieur, mais niait également le fait que l’humanité pût diriger le fruit de ses découvertes créatives vers de nouvelles formes de progrès scientifique et technologique qui auraient pour effet d’augmenter la capacité de notre espèce de transcender les «limites de la croissance», ce que les néomalthusiens modernes ont appelé notre «capacité de charge».

Darwin (à gauche) et son chien de garde Huxley (à droite) seraient choisis comme ceux qui mettraient en application la vue non naturelle de la nature en conformité avec le système oligarchique.

La revue Nature fait prospérer son sinistre héritage.

Tout au long du XXe siècle, la revue Nature a acquis une sinistre réputation en appliquant des modèles de pensée déductifs / inductifs qui ont détruit la carrière et la vie de nombreux scientifiques créatifs.
L’un de ces scientifiques était l’éminent immunologiste Jacques Benveniste (1935-2004) qui subit une chasse aux sorcières pendant quinze ans dirigée par la revue Nature en punition de ses découvertes sur «la mémoire et la vie de l’eau» – c’est-à-dire la découverte de ce que les molécules organiques configurent la géométrie des molécules H2O et impriment ainsi leurs «informations» dans ladite eau.
Cette campagne de diffamation commença en 1988 lorsque la revue Nature mena un essai «officiel» de reproduction des résultats des découvertes de Benveniste sur le pouvoir, attribué à l’eau, de conserver les informations sur les substances allergènes au sein de sa structure qui continuaient à provoquer des réactions allergiques sur les tissus et organes vivants longtemps après que toutes les traces des substances ont été filtrées dans diverses solutions.
Comme indiqué dans le documentaire Water Memory de 2014, la revue Nature alla même jusqu’à embaucher un magicien de scène nommé James Randy pour codiriger une équipe d’enquêteurs qui bâcla intentionnellement les résultats de Benveniste, mentit sur les données et condamna Benveniste comme fraudeur. Cette opération ruina la réputation du scientifique, assécha son financement et garda la biologie enfermée dans sa cage matérialiste pendant encore trois décennies. Les campagnes de calomnie de la revue Nature furent décrites par Benveniste comme une «mascarade» utilisant des «méthodes de type McCarthy et des campagnes de diffamation publique» pour l’écraser.

Le combat d’aujourd’hui en faveur d’une science des causes

Que la COVID-19 soit apparue naturellement comme l’atteste la revue Nature ou qu’elle soit apparue dans un laboratoire comme le croit le Dr Luc Montagnier, ce qui est certain, c’est que la science peut être temporairement retardée, mais son évolution ne peut pas être retardée indéfiniment.

James Dwight Dana (à gauche) et Benjamin Silliman (à droite) introduisirent l’approche des sciences naturelles selon le Système américain dans l’American Journal of Science and Arts (au milieu).

Aujourd’hui, l’héritage d’Alexander von Humboldt, de Karl Erst von Baer et de Cuvier, Dana, Vernadsky et Benveniste est bel et bien vivant avec le Dr Montagnier et des équipes de chercheurs internationaux qui ont porté les travaux théoriques, expérimentaux et cliniques sur la mémoire de l’eau à un nouveau niveau révolutionnaire avec l’ouverture d’une école de biophysique optique quantique comme je l’ai décrit dans mon récent article Big Pharma Beware: Dr. Montagnier Shines New Light on COVID-19 and The Future of Medicine.
Décrivant les prochaines révolutions en biologie, Montagnier a déclaré :

Le jour où nous admettrons que les signaux peuvent avoir des effets tangibles, nous les utiliserons. À partir de ce moment-là, nous pourrons traiter les patients avec des ondes. C’est donc un nouveau domaine de la médecine qui suscite, bien sûr, la crainte des gens. Surtout l’industrie pharmaceutique… un jour nous pourrons traiter les cancers en utilisant des ondes.

Avec l’appel audacieux de Montagnier à mettre en place un programme scientifique international accéléré visant à développer une thérapie reposant sur les harmoniques ondulatoires destinée à traiter la COVID-19, et avec le nouvel alignement des systèmes nationaux au sein de l’alliance multipolaire dirigée par la Russie et la Chine, il y a de fortes chances que le nouveau paradigme de coopération gagnant-gagnant défendu par Henry C. Carey, Lincoln et d’autres patriotes internationaux dans le sillage de la guerre civile américaine puisse vraiment s’épanouir une fois de plus.

Source : https://www.strategic-culture.org/news/2020/05/13/how-huxleys-x-club-created-nature-magazine-sabotaged-science-150-years/. Article original publié le 13 mai 2020.


A propos de l’auteur

Matthew Ehret

Matthew J. L. Ehret est journaliste, conférencier et fondateur du site Internet Canadian Patriot Review. Il est auteur pour le compte de la fondation Strategic Culture, du Duran et du Fort-Russ. Ses travaux ont été publiés dans Executive Intelligence Review, Global Times, Asia Times, 21st Century of Science and Technology, Los Angeles Review of Books, Zero Edge, Off-Guardian, Today, Dissident Voice, Greenville Post et Sott.net. Il a récemment cofondé la fondation à but non lucratif Rising Tide basée à Montréal qui promeut une éducation humaniste et une compréhension et un dialogue interculturels. Il a également publié le livre The Time Has Come for Canada to Join the New Silk Road et trois volumes de Untold History of Canada (disponible sur untoldhistory.canadianpatriot.org).

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